
Dans « Habiter le monde », Philippe Simay raconte mille et une manières d’avoir un « chez soi » et de faire corps avec son environnement. La conception occidentale d’un espace autonome et fermé n’est pas universelle.
On a beaucoup à apprendre sur l’Homme en regardant comme il habite le monde. C’est fort de cette idée que Philippe Simay, philosophe autant que voyageur, est parti à la découverte des espaces habités les plus singuliers de la planète. Une série documentaire diffusée ce printemps sur la chaîne Arte en est issue avant de devenir un « beau livre » (les éditeurs parlent de « produit dérivé »). (...)
Simay a parcouru le monde, de l’Iran au Japon, du Pérou à l’Indonésie, de l’Inde au Burkina Faso, observant des villes incongrues, certaines très peuplées comme Tokyo, d’autres à taille plus humaine, quelques-unes venues de la nuit des temps, d’autres plus récentes. Ce qui l’intéresse ce n’est pas tant de savoir comment telle ville a résolu le problème des déplacements ou celui de la mixité sociale que de sentir comme une ville réussit à faire corps avec son environnement. Autrement dit, quels liens sont tissés entre l’homme et un habitat, que celui-ci soit à flanc de montagne, sur un lac, dans des arbres ou qu’il soit le fragment d’une ville-monde !
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« Nous ne pouvons plus habiter aujourd’hui comme avant ; il y a urgence à changer nos façons de faire »