« L’Afrique ne représente qu’environ 2 à 3 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, mais elle en subit les conséquences de manière disproportionnée. » Jeudi 8 septembre, l’Organisation météorologique mondiale (OMM) a publié le troisième volet de son rapport État du climat en Afrique 2021. L’instance onusienne décrit les conséquences catastrophiques du changement climatique et des phénomènes météorologiques extrêmes pour le continent africain.
Sécheresses, inondations massives, augmentation de la demande en eau, hausse des températures (l’année 2021 a été la troisième ou quatrième année la plus chaude jamais enregistrée en Afrique)… Toutes ces difficultés cumulées « mettent en péril la santé et la sécurité des personnes, la sécurité alimentaire et hydrique et le développement socio-économique » dans les pays africains. L’OMM insiste notamment sur l’enjeu de l’eau : d’après ses projections, d’ici à 2030, 700 millions de personnes pourraient être contraintes de se déplacer pour cause de stress hydrique. Alors que de nos jours 418 millions d’Africains ne disposent pas d’un accès de base à l’eau potable, la situation pourrait s’aggraver et déclencher des conflits entre « des personnes qui sont déjà aux prises avec des difficultés économiques ». (...)
« L’Afrique ne représente qu’environ 2 à 3 % des émissions mondiales de gaz à effet de serre, mais elle en subit les conséquences de manière disproportionnée », rappelle l'Organisation météorologique mondiale. pic.twitter.com/1UkJJvUROV
— Hervé Kempf (@KEMPFHERVE) September 10, 2022
L’OMM insiste notamment sur l’enjeu de l’eau : d’après ses projections, d’ici à 2030, 700 millions de personnes pourraient être contraintes de se déplacer pour cause de stress hydrique. https://t.co/dUGLud1rft
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Hervé Kempf
Mais ici, en Europe, on ratiocine sur une réduction de 10 % de la consommation d’énergie, on cherche désespérément du gaz (de schiste...), on gaspille des milliards dans le nucléaire, et on laisse jets privés et SUV circuler en se foutant du reste du monde.