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la Tribune
Chômage : le gouvernement envisage de durcir les règles d’indemnisation pour répondre à la pénurie de main d’oeuvre
Article mis en ligne le 13 juillet 2022

Aux rencontres économiques d’Aix-en-Provence, qui se tenaient ce week-end, de nombreux chefs d’entreprises de différents secteurs ont souligné leur difficulté à recruter. Cette pénurie de main d’oeuvre est la deuxième priorité après le pouvoir d’achat, a assuré Bruno le Maire, le ministre de l’Economie. Il souhaite s’attaquer au sujet dès la rentrée, avant même la réforme des retraites. L’une des solutions serait, selon l’exécutif, de lancer la réforme de l’assurance chômage dès la rentrée.

Aux rencontres économiques d’Aix-en-Provence, qui se tenaient ce week-end, de nombreux chefs d’entreprises de différents secteurs ont souligné leur difficulté à recruter. Cette pénurie de main d’oeuvre est la deuxième priorité après le pouvoir d’achat, a assuré Bruno le Maire, le ministre de l’Economie. Il souhaite s’attaquer au sujet dès la rentrée, avant même la réforme des retraites. L’une des solutions serait, selon l’exécutif, de lancer la réforme de l’assurance chômage dès la rentrée. (...)

Il n’est plus possible d’avoir dans le même temps, autant de chômage, au-dessus de 7% dans l’Hexagone, et des postes disponibles, faute de candidats.

C’est ainsi que Bruno Le Maire, le ministre de l’Economie, s’est exprimé aux Rencontres économiques qui se tenaient ce week-end à Aix-en-Provence. Une réponse aux patrons - de grands groupes comme de petites entreprises -, qui se plaignaient tous d’avoir du mal à recruter.... Quel que soit le secteur, dans l’aéronautique, le transport, le tourisme, ou l’hôtellerie-restauration, tous assurent être contraints dans leurs activités à cause de ces problèmes d’effectifs. Des restaurants ferment plus tôt, faute de personnel, des commandes ne peuvent être honorées... etc. (...)

Promise par Emmanuel Macron pendant sa campagne, cette réforme viserait à aller un cran plus loin que celle déjà faite lors du premier quinquennat. (...)

Dans la réforme, il s’agirait aussi, selon plusieurs sources, de durcir certaines règles qui peuvent inciter des salariés à bénéficier indûment d’indemnités et à rester au chômage. "Il y a de nombreux angles morts, des zones grises dans le système, qui ne favorisent pas le retour à l’emploi", plaide un bon connaisseur du dossier, proche de l’exécutif. (...)

En durcissant encore un peu plus certaines règles d’indemnisation, le gouvernement espère donc inciter les actifs à reprendre un travail plus vite.

Surtout, il promet d’aller vite. (...)

Et tant pis, si les syndicats sont contre. De la CFE-CGC à la CFDT, en passant par la CGT, tous ont bataillé contre la dernière réforme, et il y a peu de chances qu’ils aient changé d’avis.

Interrogé sur France Info, ce lundi matin, Philippe Martinez le leader de la CGT a ainsi regretté "que le gouvernement soit encore dans la croyance qu’il suffise de durcir le système, pour que les demandeurs d’emploi retrouvent du travail. C’est un peu plus compliqué que ça". Et le chef de file du syndicat de Montreuil de souligner qu’à peine un chômeur sur deux était indemnisé. En d’autres termes, on ne reste pas au chômage par plaisir ou par intérêt.

Le gouvernement sait toutefois que dans l’opinion publique, l’opposition est nettement plus partagée. Aucune réforme de l’assurance chômage n’a mis foule dans la rue. (...)

Enfin politiquement, ce discours sur la priorité du travail séduira les Républicains. Alors que le gouvernement se cherche des alliés à l’Assemblée nationale, ce peut être un moyen de rallier quelques élus à droite, voire à l’extrême droite. (...)