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Amnesty International
Ces États qui ont plus peur des critiques que du Covid-19
Article mis en ligne le 8 août 2020

En raison de l’épidémie de Covid-19 sur leur territoire, des gouvernements ont désengorgé certaines de leurs prisons. Tout en continuant d’arrêter les défenseurs des droits humains et militants.

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Notre enquête dans 46 pays met en lumière l’hypocrisie de certains gouvernements, notamment ceux de l’Égypte, de l’Inde, de l’Iran et de la Turquie. Ils laissent des prisonniers d’opinion croupir en prison dans des conditions déplorables malgré des programmes de libération de détenus très médiatisés. (...)

Exclus des mesures de remise en liberté

Face à la pandémie de Covid-19, la Haute-commissaire aux droits de l’homme des Nations unies a demandé aux États en mars dernier, de « libérer toute personne détenue sans fondement juridique suffisant, y compris les prisonniers politiques et les personnes détenues simplement pour avoir exprimé des opinions critiques ou dissidentes ». Pourtant, plusieurs pays ont exclu les défenseurs des droits humains des mesures de décongestion des prisons et des autres lieux de détention.
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Au lieu d’écouter les inquiétudes, les gouvernements répriment

Dans les 46 pays sur lesquels nous avons enquêté, les gouvernements répriment violemment toute critique : arrestations, accusations de « fausses nouvelles », restrictions du droit de circuler librement, détentions. En première ligne, les lanceurs d’alerte dans le secteur de la santé sont particulièrement visés.
Nous avons obtenu des informations sur 131 personnes œuvrant pour la défense des droits humains dans le monde entier qui ont été harcelées, persécutées, tuées ou emprisonnées sous des prétextes liés au Covid-19. Ce nombre ne représente probablement que la partie la plus visible de l’iceberg.
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Des « cibles faciles »

De nombreux défenseurs des droits humains sont en danger en raison des mesures de confinement qui restreignent leurs déplacements, et qui en font des cibles faciles pour les individus qui veulent les réduire au silence.
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Maintenant plus que jamais, le travail qu’effectuent les défenseurs des droits humains est essentiel pour demander un accès égal aux soins de santé, à la nourriture, à un abri et pour fournir au public des informations sur le virus. Les gouvernements doivent leur procurer une protection efficace et garantir leur sécurité. Il est indispensable que la communauté internationale exerce des pressions sur les gouvernements pour qu’ils relâchent les personnes qui ont été incarcérées alors qu’elles n’ont fait qu’exercer pacifiquement leurs droits fondamentaux. (...)