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Cacao : on fait le point !
Article mis en ligne le 24 mars 2021
dernière modification le 23 mars 2021

Le défi de la filière cacao est de trouver un compromis entre ses objectifs environnementaux, sociaux et productivistes, pour d’une part, s’inscrire dans une démarche de production durable et d’autre part, répondre à la demande mondiale tout en assurant des prix justes et rémunérateurs aux producteur·ice·s.

Le cacao, un agent de la déforestation en milieu tropical

Comme de nombreuses cultures tropicales, le cacao a vu sa demande mondiale très fortement augmenter ces dernières années. Pour répondre à cette demande, l’accroissement de la production entraîne le sacrifice de grandes surfaces forestières.

Depuis des décennies, les producteur·ice·s de cacao pratiquent l’abattis brûlis : technique de défrichement forestier par le feu qui permet d’avoir des terres très fertiles pour produire du cacao. Cette technique largement répandue a érigé le cacao en un agent de la déforestation.

Quelles répercussions en Afrique de l’Ouest ?

En Afrique de l’Ouest, la culture de cacao a peu à peu fait reculer les fronts forestiers. En cause, on peut relever, entre autres, la faible productivité des cacaoyères due à leur vieillissement, le développement de maladies, de ravageurs, les dérèglements climatiques et la perte de fertilité des sols. Cela pousse les producteur·ice·s à s’engouffrer davantage dans les forêts pour y étendre leur production, avec des répercussions désastreuses notamment en Côte d’Ivoire et au Ghana, où cela s’est traduit en 2018 par la disparition de 14 000 hectares de forêt en 2018, soit l’équivalent de 15 000 terrains de football (Mighty Earth, 2018).

La filière cacao a ainsi été identifiée comme étant le premier facteur de la déforestation en Côte d’Ivoire et au Ghana, ses deux principaux pays exportateurs.

Une production non durable : (...)

Le développement de pratiques agroécologiques, l’agriculture biologique et l’agroforesterie en particulier, apparaissent comme des solutions pour atteindre une filière cacao plus durable.

En ce sens, le programme ÉQUITÉ accompagne et soutient de nombreuses organisations de producteur·ice·s en Côte d’Ivoire, au Ghana, au Togo dans le développement d’innovations paysannes s’inscrivant dans cette transition agroécologique.