(...) Vous savez ce que vous êtes, cher lecteur ? Un "guignol". Un pantin, une marionnette à qui l’on refile "les actions et autres produits dont on essaie de se débarrasser parce qu’on considère qu’ils ne présentent pas beaucoup de potentiel de profit". Un "éléphant" qu’il faut "chasser" — en le persuadant de faire des trades inutiles et inadaptés… mais qui rapportent gros à celui qui vous les a conseillés.
Mais après tout, pourquoi pas ?
Quand on est l’une des cinq plus grosses banques des Etats-Unis…
Qu’on compte, comme nous le verrons dans quelques lignes, des amis dans les principaux gouvernements et autorités financières de la planète…
Qu’on a le pouvoir de gonfler des bulles mondiales puis de les faire exploser — et de s’en mettre plein les poches dans les deux sens…
Quand on prétend — avec le plus grand sérieux — faire "le travail de Dieu"…
… Pourquoi se fatiguer à prendre des gants ?
On ne présente plus Goldman Sachs, que vous aurez reconnu sans peine dans cette édifiante description.
"Mais", me direz-vous, "je ne suis pas client de Goldman Sachs. En quoi est-ce que tout ça me concerne ?"
Eh bien… vous êtes sur le point de découvrir la réponse à cette question. Je préfère vous avertir : préparez-vous à en apprendre un peu plus que vous le souhaiteriez sur le "linge sale" de la haute finance.
Avec Goldman Sachs (comme avec pas mal d’autres grandes institutions boursières, bancaires et financières), on n’est jamais au bout de ses surprises.
- Des surprises pas très reluisantes.
- Des surprises dans lesquelles sont mouillés un nombre ahurissant de grands intervenants politiques et économiques de la planète.
- Des surprises qui vous ont coûté cher, comme nous allons le voir dans quelques lignes.
Vous pensiez tout savoir sur "GS" ? (Autant l’appeler par son petit nom, puisque nous sommes sur le point d’aller regarder d’un peu plus près ce qui se passe dans les cuisines…) Vous vous trompiez. Mais avant d’aller plus loin… (…) : vous allez voir que même sans être client de GS… les opérations de la firme ont déjà coûté une somme considérable aux contribuables du monde entier — dont vous.
MARIO DRAGHI… VOUS CONNAISSEZ ? Oui oui, le président de la Banque centrale européenne.
Ce que vous ne savez peut-être pas… c’est que Draghi a sa propre histoire avec GS, en toute discrétion. (...)
La banque aurait gagné jusqu’à 300 millions de dollars de commissions pour aider la Grèce à s’endetter plus lourdement encore.
Ensuite… quand tout a commencé à mal tourner en 2010… pensez-vous que Goldman Sachs en ait souffert ? Pas du tout. La presse nous informe que GS avait parié aussi contre cette dette ! Et au final, qui a payé pour renflouer le pays ? Les citoyens du reste de l’Europe, qui ont mis la main à la poche pour éponger les conséquences de la mauvaise gestion et des magouilles bancaires des "maîtres du monde".
La banque n’en était pas à son coup d’essai, ceci dit… (...)
Soyons justes…
GS n’est pas le seul à vouloir faire passer des vessies pour des lanternes. A l’époque, deux des plus grandes agences de notation au monde, Moody’s et Standard & Poor’s, avaient estimé que 93% des titres subprime émis méritaient la note d’investment grade, et que seuls 10% de ces prêts toxiques feraient défaut. En réalité, 18% d’entre eux firent défaut dans les 18 mois qui suivirent. (...)
N’oubliez jamais ceci : Le secteur financier en général — et Goldman Sachs en particulier travaille d’abord et prioritairement au profit des employés de Goldman Sachs. Sauf que le mot "employé" n’a pas le même sens pour GS que pour vous et moi. (...)
A votre niveau d’investisseur individuel, l’une des principales leçons à retenir de tels agissements est la suivante : Malgré les brochures en beau papier glacé qui vous promettent monts et merveilles… Malgré la disponibilité et la sollicitude de votre conseiller bancaire… Malgré les profits "garantis" et autres avenirs radieux qu’on vous laisse entrevoir dans les publicités… Ce ne sont pas vos intérêts que l’industrie financière a en tête — mais uniquement les siens.
Que vous soyez actionnaire, détenteur d’une assurance-vie, d’un PEL, du fonds "maison" de votre banque ou simple déposant… si vous ne faites pas la démarche de vous informer par vous-même, d’aller vous renseigner à des sources indépendantes et fiables… personne ne la fera à votre place. Et c’est votre argent qui est en première ligne.