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Burkina Faso : d’une révolution à l’autre ? »
Article mis en ligne le 6 octobre 2015
dernière modification le 1er octobre 2015

Blaise Compaoré, élève modèle du FMI, de la Banque mondiale et du néocolonialisme, a été chassé du pouvoir par une mobilisation populaire historique impulsée par le mouvement « Balai citoyen ». Le Burkina, ou « Pays des hommes intègres » tel que l’avait baptisé Thomas Sankara, est-il révélateur d’un vent nouveau qui souffle sur l’Afrique ?

Témoignage à chaud

Mikaël Doulson, qui travaillait au Burkina en 2014, s’est trouvé aux premières loges de la révolte populaire d’octobre 2014. Il nous a présenté une sélection d’extraits d’une vidéo qu’il a réalisée durant les manifestations.

La diffusion de ces images est l’occasion de revenir sur ces événements. Ces manifestations du 28 au 31octobre 2014, sont l’apogée des mobilisations populaires qui se sont déroulées durant toute l’année 2014. Il s’agissait initialement de dénoncer la décision de Compaoré de modifier la Constitution par voie d’un vote à l’Assemblée, afin de pouvoir se présenter à un 5e mandat, il fut initialement question d’un référendum. Fin octobre 2014, on compte plus d’un million de personnes dans les rues. Des manifestations populaires, organisées par les mouvements sociaux dont le mouvement « Balai citoyen » avec parfois une alliance de circonstances des partis politiques.

La vidéo illustre l’importance de la figure de Thomas Sankara, les discours des jeunes Burkinabè sont en effet empreints de référence au Capitaine. À cet égard, presque la totalité des manifestants étaient des jeunes et n’avaient pas vécu la période de Thomas Sankara. Ce mouvement se traduit finalement par des revendications sociales et économiques. Les participants rappellent la pauvreté, le chômage, l’analphabétisme qui gangrènent le Burkina, ce alors que le pays est parallèlement le plus grand producteur de coton d’Afrique, et important producteur d’or.

Blaise Compaoré a finalement démissionné le 31 octobre. Le 1er novembre, les manifestants balaient les rues et quartiers de la ville qui avaient été le lieu des manifestations. (...)