Les associations de défense de l’environnement crient au scandale. La date butoir était le 31 décembre dernier pour se mettre en conformité avec les normes environnementales. La préfecture vient d’accorder un délai à l’usine Altéo de Gardanne.
La dernière échéance était estimée par Altéo trop courte, et la Préfecture lui permet de continuer de fonctionner jusqu’au 8 juin 2020.
L’emploi mis en avant
Pierre Dartout, le Préfet de région souligne qu’Alteo, leader mondial des alumines de spécialité (utilisées, entre autres, dans les matériaux de construction tels que le carrelage et dans les composants de produits high-tech comme les écrans de smartphone ou de télévision), emploie "plus de 500 salariés" à Gardanne, et met en avant "les risques de déstabilisation qu’une cessation brutale d’activité ferait peser sur le territoire".
Placée en redressement judiciaire le 12 décembre, à la demande de l’entreprise, suite à une "baisse brutale" de ses commandes, la holding Alteo avait affiché un chiffre d’affaires de 242 millions d’euros en 2018.
Côté defense de l’environnement, ça grince (...)
En 50 ans, Alteo aurait envoyé dans la mer au moins 20 millions de tonnes de "boues" chargées d’arsenic ou de cadmium. (...)