Alors que les canicules se multiplient dans le monde, la responsabilité humaine dans le réchauffement climatique fait aujourd’hui consensus au sein de la communauté scientifique internationale et est mise en lumière par le GIEC qui alerte sur l’urgence à diminuer nos émissions de carbone. Pourtant, des publications partagées des milliers de fois sur Facebook en France et en Belgique depuis juillet remettent en question ces conclusions, minimisant le lien entre la hausse des températures et les émissions de CO2 provenant des activités humaines. Ces affirmations vont à l’encontre des observations scientifiques de ces dernières années et contiennent raccourcis et confusions, ont expliqué plusieurs experts à l’AFP.
ces allégations contiennent de nombreuses confusions et éléments trompeurs, ont expliqué à l’AFP plusieurs experts qui rappellent que la responsabilité humaine dans le réchauffement climatique est aujourd’hui reconnue par l’immense majorité de la communauté scientifique internationale. (...)
Le climat de la Terre essentiellement influencé par l’activité solaire et les mouvements des planètes ? Trompeur
Des variations climatiques ont toujours été observées au fil du temps, même il y a des millénaires, avant que l’homme n’apparaisse sur Terre.
"Forcément, s’il n’y avait pas d’humains à l’époque, ce n’est pas à cause des humains que le climat a changé : c’est à cause du cycle climatique naturel", expliquait le chercheur Pierre Friedlingstein, directeur de recherche à l’ENS et expert carbone et climat, dans un article de vérification en juin 2022.
"Sur des millions d’années, le climat a principalement varié en raison du positionnement de la Terre par rapport au soleil, et donc de l’orbite terrestre. Sur des échelles de temps encore plus grandes, ça fait intervenir la tectonique, personne ne met cela en doute", avait-il expliqué.
Ainsi, les saisons sont liées à l’inclinaison de la Terre par rapport au soleil. (...)
Le climat de la Terre essentiellement influencé par l’activité solaire et les mouvements des planètes ? Trompeur
Des variations climatiques ont toujours été observées au fil du temps, même il y a des millénaires, avant que l’homme n’apparaisse sur Terre.
"Forcément, s’il n’y avait pas d’humains à l’époque, ce n’est pas à cause des humains que le climat a changé : c’est à cause du cycle climatique naturel", expliquait le chercheur Pierre Friedlingstein, directeur de recherche à l’ENS et expert carbone et climat, dans un article de vérification en juin 2022.
"Sur des millions d’années, le climat a principalement varié en raison du positionnement de la Terre par rapport au soleil, et donc de l’orbite terrestre. Sur des échelles de temps encore plus grandes, ça fait intervenir la tectonique, personne ne met cela en doute", avait-il expliqué.
Ainsi, les saisons sont liées à l’inclinaison de la Terre par rapport au soleil. (...)
"En revanche, depuis 150 ans, les variations climatiques sont dues à l’homme. L’un n’empêche pas l’autre", ajoutait Pierre Friedlingstein.
En effet, ces éléments ne sont pas suffisants pour expliquer les variations de température observées depuis une centaine d’années. Les scientifiques du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) ont d’ailleurs alerté dans leur dernier rapport sur la responsabilité "sans équivoque" des activités humaines dans le réchauffement observé ces dernières décennies. (...)
Des variations climatiques ont toujours été observées au fil du temps, même avant que l'homme n'apparaisse sur Terre, mais depuis 150 ans, les études scientifiques montrent que les variations climatiques sont dues à l'homme, affirment les experts contactés par l'#AFP 2/6 pic.twitter.com/dZiy5VyqBy
— Agence France-Presse (@afpfr) August 12, 2022
Ces dernières décennies, la combustion d'énergies fossiles a provoqué l'émission de beaucoup plus de gaz à effet de serre que la planète n'en absorbe. La concentration de CO2 a augmenté de presque 50% #AFP 4/6 pic.twitter.com/B8jikDg0fc
— Agence France-Presse (@afpfr) August 12, 2022
Retrouvez toutes nos explications sur le sujet dans cet article par @AfpFactuel #AFP 6/6
— Agence France-Presse (@afpfr) August 12, 2022