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le Monde
46 °C à Delhi, 48 °C dans le Rajasthan... L’Inde écrasée par une canicule précoce et extrême
Article mis en ligne le 27 avril 2022

La vague de chaleur a commencé en mars et affecte tout le Nord, qui n’a pas connu le printemps. Le mois de mai s’annonce encore plus éprouvant, avec des températures suffocantes et une pollution de l’air décuplée. (...)

La canicule qui s’est abattue sur la capitale indienne ne lui laissera aucun répit dans les jours à venir. Le département météorologique indien prévoit une hausse du mercure dans le nord-ouest et l’est de l’Inde jusque dans les premières semaines de mai. Ainsi, 46 °C sont attendus à New Delhi, jeudi 28 avril, 48 °C dans le Rajasthan. De telles températures sont normalement relevées en mai et en juin, les deux mois les plus torrides de l’année.
La vague de chaleur a débuté dès le 11 mars à New Delhi et dans une quinzaine d’Etats, dont le Rajasthan, le Madhya Pradesh et même l’Himachal Pradesh, dans l’Himalaya. Ces régions n’ont pas connu de printemps. Mars, qui est habituellement un mois agréable marquant la fin de l’hiver, a été le plus chaud jamais enregistré depuis la création des relevés météorologiques, avec 9 °C de plus que la moyenne. C’est aussi l’un des plus secs. Avril n’a pas été meilleur. Huit jours de canicule ont déjà été comptabilisés avec des pics à 43-45 °C, soit 5-7 °C de plus que la normale. Mai s’annonce encore plus éprouvant.
(...)

Mardi 26 avril, l’air est brûlant à New Delhi. 42 °C, une véritable fournaise. Mohini (elle n’a donné que son prénom) ne connaît pas son âge – « dans la cinquantaine », dit-elle, mal assurée. Comme chaque matin, elle était à pied d’œuvre dès 8 heures pour vendre ses légumes dans un quartier résidentiel du sud de Delhi. Elle passe toute la journée en extérieur, quel que soit le temps. « Mon mari est malade, si je ne travaille pas, nous ne mangeons pas. Même pendant la mousson quand j’ai de l’eau jusqu’au genou, je continue à travailler. » (...)

Les causes de ce phénomène précoce, selon D. Sivananda Pai, de l’Institut d’études sur le changement climatique basé à Kottayam, au Kerala, sont « les anticyclones sur les parties occidentales du Rajasthan observées en mars et l’absence de perturbations occidentales porteuses de pluie ». Le nord-ouest de l’Inde connaît un déficit pluviométrique de 87 %, le centre de l’Inde, de 70 %.