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France24/AFP/Reuters
🔴 En direct : Washington relance l’espoir d’un cessez-le-feu à Gaza pour le ramadan
#israel #palestine #Hamas #Cisjordanie #Gaza
Article mis en ligne le 27 février 2024

L’espoir d’un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas est de nouveau relancé mardi, le président américain Joe Biden ayant évoqué la veille une possible trêve d’ici la semaine prochaine, au moment où la crise humanitaire menace de se transformer en famine à Gaza. Suivez en direct la situation au Proche-Orient.

L’essentiel de la veille

Le Hezbollah a annoncé avoir bombardé une base militaire israélienne en réponse à des raids ayant visé, pour la première fois depuis le début de la guerre à Gaza, l’est du Liban faisant deux morts dans les rangs de la puissante formation libanaise.

Le gouvernement de l’Autorité palestinienne, qui siège en Cisjordanie occupée, a remis sa démission au président Mahmoud Abbas qui l’a acceptée, a indiqué la présidence dans un communiqué.

L’armée israélienne a présenté un plan pour l’"évacuation" des civils des "zones de combat" dans la bande de Gaza, ont annoncé les services du Premier ministre.

Le Conseil des droits de l’Homme se réunit dès ce lundi pour six semaines à Genève en plein conflit au Proche-Orient. Plus d’une centaine de dirigeants ou ministres sont attendus jusqu’à mercredi.

Joe Biden a déclaré lundi avoir "espoir" qu’un cessez-le-feu prenne place à Gaza "d’ici lundi prochain"

Le ministère de la Santé du Hamas a annoncé lundi un nouveau bilan de 29 782 personnes tuées dans la bande de Gaza depuis le 7 octobre. (...)

Au lendemain des précédents épisodes de guerre, l’Office humanitaire des Nations Unies a publié des chiffres des victimes sur la base de ses propres recherches dans les dossiers médicaux. Les chiffres de l’ONU concordent largement avec ceux du ministère de la Santé de Gaza, à quelques différences près. (...)

Lire aussi :

 Guerre Israël-Hamas : pourquoi l’Autorité palestinienne change de gouvernement

Le gouvernement de l’Autorité palestinienne (AP) a remis lundi sa démission au président Mahmoud Abbas. L’entité gouvernementale qui gouverne avec des pouvoirs limités en Cisjordanie occupée est vivement critiquée depuis le 7 octobre par les Palestiniens de l’intérieur pour son “impuissance” face à Israël à Gaza et en Cisjordanie occupée. Ce changement d’exécutif à venir semble être “un petit pas dans la bonne direction” en vue d’une réforme de l’AP, mais le chemin est encore long. (...)

L’exécutif palestinien est, en effet, vivement critiqué depuis plusieurs mois au point de voir sa popularité baisser, alors que le Hamas semble gagner un soutien croissant de la population dans le même temps. Le mouvement islamiste palestinien est soutenu par 42 % de la population de Gaza (+4 points par rapport à avant la guerre) et 44 % de la population en Cisjordanie occupée (+32 points), selon un sondage réalisé fin 2023 par le Centre palestinien de recherche sur les politiques et les enquêtes (PSR). Et quelque 88 % des sondés au total (+10 points) souhaitent la démission de Mahmoud Abbas.

L’image de l’Autorité palestinienne est aussi écornée depuis des années par des accusations de corruption en son sein, au point qu’un activiste palestinien – Nizar Banat – qui la dénonçait avec force est mort sous les coups portés par les membres des forces de sécurité palestiniennes venues l’interpeller à son domicile, en juin 2021.
Réforme réelle ou esthétique de l’Autorité palestinienne ?

À cela s’ajoutent les critiques extérieures auxquelles le gouvernement palestinien doit aussi faire face. Des pays arabes dont le Qatar, des puissances occidentales ainsi que des opposants à Mahmoud Abbas plaident pour une Autorité palestinienne réformée chargée à terme de la Cisjordanie et de Gaza sous la bannière d’un État palestinien indépendant – une solution que refuse Israël. (...)

Finalement, c’est bien du jour d’après à Gaza dont il est question avec la démission de l’exécutif palestinien. Washington semble être le seul allié fort d’Israël en mesure de mettre en avant – sous condition de changement – l’Autorité palestinienne pour une gouvernance future de la bande de Gaza, et ce malgré la ferme opposition de l’État hébreu.

Le nom du futur Premier ministre évoqué pour succéder à Mohammed Shtayyeh pourrait d’ailleurs satisfaire les États-Unis : il s’agit de Mohammad Mustafa, un économiste diplômé de l’université de Georgetown à Washington qui a aussi travaillé pendant quinze ans à la Banque mondiale. L’homme âgé de 69 ans est actuellement directeur du Fonds d’investissement palestinien et conseiller principal de Mahmoud Abbas pour les affaires économiques. “Un profil ‘rassurant’ pour les Américains”, selon Les Échos. (...)

“L’Autorité palestinienne se projette parce qu’elle ne veut pas être exclue des plans de l’après (guerre à) Gaza”, conclut Hasni Abidi. “Mais aujourd’hui, la priorité des Palestiniens, c’est d’avoir un cessez-le-feu, une certaine sécurité, d’essayer de rester en vie et de manger à leur faim. Une fois que la paix sera revenue, on pourra parler des réformes et aussi d’élections générales.”