Bandeau
mcInform@ctions
Travail de fourmi, effet papillon...
Descriptif du site
Fédération Internationale pour les Droits Humains (FIDH)/Communiqué, 4 janvier 2026.
Venezuela : l’attaque américaine porte gravement atteinte au droit international
#USA #Trump #Venezuela #Maduro #droitInternational
Article mis en ligne le 12 janvier 2026
dernière modification le 11 janvier 2026

La Fédération internationale pour les droits humains (FIDH) et ses organisations membres en Amérique rejettent avec force les attaques des États-Unis contre la République bolivarienne du Venezuela et appellent la communauté internationale à agir

La FIDH et ses organisations membres en Amérique condamnent énergiquement les opérations militaires et les bombardements menés par les États-Unis sur le territoire vénézuélien, qui touchent directement la population civile et constituent une agression contre la souveraineté des peuples, la paix régionale et le respect du droit international.

Ces actes d’agressions ignorent des principes fondamentaux tels que la non-ingérence dans les affaires intérieures des États (comme expliqué par la Cour internationale de justice dans l’affaire Nicaragua c. États-Unis en 1986) et le règlement pacifique des différends, ce qui aggrave les tensions régionales et les crises humanitaires, ainsi que les déplacements forcés. De plus, ils violent la Charte des Nations unies, notamment les principes d’égalité souveraine des États, l’interdiction de la menace ou de l’usage de la force contre l’intégrité territoriale et l’indépendance politique de tout État, ainsi que le principe de non-intervention.

Par ailleurs, l’érosion du système démocratique et les graves violations des droits humains au Venezuela, largement dénoncées par la FIDH, n’autorisent aucun État, y compris les États-Unis, à intervenir de manière contraire au droit international, comme ils le font avec leurs attaques dans les Caraïbes. Cela est d’autant plus préoccupant que le Président des États-Unis déclare ouvertement que son attaque est motivée par la récupération du pétrole qui leur aurait été « volé ».

Les organisations signataires appellent la communauté internationale, les organismes multilatéraux et les États de la région à rejeter toute forme d’agressions contre le Venezuela, à promouvoir des solutions diplomatiques et à prioriser la protection de la vie, des droits humains et de la paix régionale. Les actions des États-Unis constituent un dangereux précédent, non seulement pour les Amériques, mais pour le monde entier, exigeant une réponse ferme de la communauté internationale. Les déclarations menaçantes du Président Trump à l’encontre des Présidents de la Colombie, Mexique et Cuba sont particulièrement inquiétantes.

Elles réitèrent que les politiques d’agressions ont des impacts humanitaires graves, violent les droits économiques et sociaux et aggravent les conditions de vie de millions de personnes, en contradiction flagrante avec les obligations internationales des États. Les bombardements et opérations militaires unilatérales ne sont pas des outils légitimes pour la résolution des conflits ; historiquement, ils ont conduit à de graves violations des droits humains, à des crimes de guerre et à des scénarios d’impunité. « L’Amérique latine ne peut plus être traitée comme un théâtre d’opérations militaires au service d’intérêts géopolitiques externes », soulignent les organisations signataires.

Les organisations exigent que le gouvernement des États-Unis mette fin immédiatement à toute action militaire sur le territoire vénézuélien et latino-américain, respecte strictement le droit international et la souveraineté des peuples, et s’engage réellement dans des solutions politiques et diplomatiques aux conflits.

Comme l’ont alerté les organisations de défense des droits humains de la région, les attaques indiscriminées des États-Unis « constituent un usage illégitime et illégal de la force, ainsi qu’une violation flagrante des principes de légalité, de nécessité, de proportionnalité et de précaution. Ces actions enfreignent les normes fondamentales du droit international, telles que l’obligation de garantir la vie, l’intégrité personnelle, le droit à un procès équitable et les garanties judiciaires (...) ».

Elles appellent également la société civile internationale à promouvoir des actions pacifiques rejetant l’ingérence au Venezuela et dans d’autres régions du monde.

La solution à la profonde crise vénézuélienne doit être civile, démocratique et s’inscrire dans le cadre d’un programme centré sur les victimes.

La communauté internationale doit exercer son influence pour garantir que ce moment délicat se traduise par des étapes concrètes et non violentes vers une transition démocratique au Venezuela.

La FIDH et ses organisations en Amérique réaffirment leur engagement en faveur de la défense de la vie, de la paix régionale, de la souveraineté et des droits humains, ainsi que leur opposition ferme à toute forme de guerre, d’intervention militaire et de violence étatique.