Samedi 24 janvier, le gouvernement syrien et les forces kurdes ont prolongé leur cessez-le-feu de 15 jours. Damas affirme que la mesure visait à faciliter le transfert par les États-Unis de détenus du groupe État islamique (EI) de Syrie en Irak. À Kobané, dans l’ouest du pays, les forces kurdes dénoncent le siège de la ville, et les habitants craignent une pénurie de carburant.
Dans la soirée de samedi, le ministère syrien de la Défense a annoncé la « prolongation » de la trêve, à compter de 23h (20h TU), dans le but de « soutenir l’opération américaine visant à transférer les détenus » de l’EI des prisons kurdes vers l’Irak.
Les Forces démocratiques syriennes (FDS, dominées par les Kurdes) ont indiqué que cette prolongation avait été convenue « grâce à une médiation internationale, tandis que le dialogue avec Damas se poursuit ». (...)
Décrété le 20 janvier, le cessez-le-feu a depuis été globalement respecté, après que les forces kurdes ont cédé des pans entiers de territoire aux troupes gouvernementales, qui ont également envoyé des renforts autour d’un bastion kurde du nord-est. Au vu de ces évolutions sur le terrain, l’armée américaine a dit vouloir transférer en Irak jusqu’à 7 000 suspects de l’EI, auparavant détenus par les combattants kurdes syriens.
« Que peut-on régler en 15 jours ? »
Mais cette prolongation ne règle pas la question cruciale de l’avenir des Kurdes de Syrie. Et l’inquiétude demeure chez les populations des provinces sous le contrôle des forces kurdes. (...)
Les autorités kurdes espéraient obtenir un délai de 30 jours pour permettre de relancer les négociations avec le gouvernement de Damas pour régler deux points majeurs notamment : l’intégration des forces kurdes dans l’armée syrienne et la possibilité de conserver un contrôle administratif des provinces où vivent la majorité de la population kurde. Ces questions, dans l’impasse depuis bientôt un an, semblent difficiles à régler en quinze jours.
L’ouverture de corridors humanitaires a été annoncé par le gouvernement syrien, sans préciser où. (...)
À Kobané, la crainte d’une pénurie de carburant (...)
La ville accueille beaucoup de personnes déplacées par les récents combats. Les écoles et mosquées sont pleines. (...)
Plusieurs enfants seraient déjà morts de froid (...)
la pénurie de carburant pourrait devenir encore plus dramatique dans les prochains jours. (...)
Depuis qu’elle est prise en étau entre la Turquie et les forces gouvernementales syriennes, la ville ne reçoit plus ni électricité ni carburant. Les stations-services sont désormais à court d’essence, (...)