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Sénégal : l’association française STOP homophobie tente d’aider les personnes LGBTQIA+ persécutées
#Senegal #homophobie #migrants #immigration
Article mis en ligne le 6 avril 2026
dernière modification le 2 avril 2026

Au Sénégal, l’adoption d’une loi qui durcit les peines pour homosexualité et une vague d’arrestations de personnes présumées homosexuelles entretiennent un climat homophobe dans le pays. Ces dernières semaines, les témoignages de dénonciations ou de cas de violences vis-à-vis de personnes supposées homosexuelles se sont multipliés. Face à l’absence de structures pour soutenir les personnes homosexuelles dans leur pays, certains se tournent vers une association française, STOP homophobie, qui propose une ligne d’écoute internationale.

(...) L’association aide déjà 43 Sénégalais qui cherchent à fuir, malgré ses moyens d’action limités. "C’est une panique générale, et malheureusement, il n’y a pas de solution miracle ou immédiate, se désole la bénévole. Il faut les écouter, essayer de leur donner de l’espoir, mais sans promettre qu’il y aura un dénouement tel qu’ils peuvent se l’imaginer, c’est-à-dire quitter leur pays et venir en France." (...)

En danger au Sénégal, en suspens en France

Les demandes sont longues, difficiles à obtenir, même si la France a classé le Sénégal comme pays à risque en raison des persécutions contre les personnes LGBT. Certains ont tout de même réussi à fuir ces derniers mois. Deux Sénégalais vivent dans la maison d’Allanah en banlieue parisienne. "J’ai échappé à la mort contrairement à mon ami. Il a été poignardé. Et ma famille m’a dit : ce qu’on lui a fait, si tu ne changes pas, tu seras le suivant, témoigne Thierno, un nom d’emprunt. Arrivé il y a quelques jours, il est encore traumatisé. Ma vie a basculé, j’étais tellement bien là-bas. Et je ne savais même pas que si je venais en France les choses seraient plus difficiles. En tant que demandeur d’asile, ce n’est pas facile, c’est comme si tu mettais ton destin en pause, attendant un oui ou un non. Tout ça parce qu’on ne peut pas être accepté au pays. J’ai même tenté de me suicider à plusieurs reprises. La maison d’Allanah est arrivée au bon moment pour moi, je me sens en sécurité." (...)