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Marie-Claude Saliceti
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première Conférence internationale sur la transition hors des énergies fossiles. Il est temps de passer des paroles aux actes
#energiesfossiles #UE #urgenceclimatique
Article mis en ligne le 17 avril 2026

L’Union européenne (UE) a une occasion historique de devenir le leader mondial de la sortie du charbon, du pétrole et du gaz. Cela se joue dans quelques semaines en Colombie, lors de la première Conférence internationale sur la transition hors des énergies fossiles.

Le temps presse. L’escalade de la violence en Asie du Sud-Ouest, l’instabilité géopolitique et les vies humaines sacrifiées en raison du conflit exigent un fort leadership politique. Notre dépendance aux importations d’énergies fossiles — précaires et coûteuses — n’est plus seulement un non-sens écologique, c’est un danger immédiat.

L’UE multiplie les discours ambitieux, mais ses actes ne sont toujours pas à la hauteur. En avril, en Colombie, le commissaire européen pour le climat a le pouvoir de changer la donne.

Il doit donner le ton et venir avec une stratégie claire :

  • Planifier la sortie définitive de l’Europe du charbon, du pétrole et du gaz.
  • Taxer lourdement les gros pollueurs
  • Financer la transition énergétique dans les pays les plus vulnérables.

Rejoignez le mouvement. Envoyez dès maintenant un message au commissaire Wopke Hoekstra. Exigez que l’UE montre la voie en impulsant une transition rapide, équitable et intégralement financée.

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 (News environnement)
Santa Marta 2026 : première conférence mondiale sur la sortie des fossiles

Santa Marta exporte du charbon. C’est le détail que tout le monde mentionne dans les couloirs diplomatiques sans jamais l’écrire dans les communiqués officiels. La ville portuaire colombienne, sur la côte caraïbe, abrite l’un des terminaux d’exportation de charbon les plus actifs d’Amérique latine. Et c’est précisément là que la Colombie et les Pays-Bas ont choisi d’organiser, les 28 et 29 avril 2026, la première conférence internationale dédiée à la sortie des énergies fossiles.

Le symbole est volontaire. Le président colombien Gustavo Petro, qui a fait de la transition post-fossiles un axe central de sa politique étrangère, a choisi Santa Marta pour dire quelque chose de simple : on sait d’où on part.

Ce que la conférence veut accomplir#

Les organisateurs ont défini trois priorités. La première : identifier les trajectoires juridiques, économiques et sociales crédibles pour une sortie planifiée de l’extraction fossile. Pas une déclaration d’intention. Des trajectoires pays par pays, avec des calendriers et des mécanismes de financement.

La deuxième : créer une plateforme intergouvernementale permanente sur la transition post-fossiles. Le fonds de Belem pour les forets tropicales, avec ses 125 milliards de dollars, montre que des mecanismes de financement ambitieux peuvent emerger hors du cadre onusien classique. La Colombie pousse pour que Santa Marta ne soit pas un événement ponctuel mais le point de départ d’un processus institutionnel. Un deuxième sommet, piloté par des États insulaires du Pacifique, est déjà programmé.

La troisième : articuler la sortie des fossiles avec la justice climatique (...)

L’avis consultatif de la CIJ comme levier juridique (...)

Cet avis n’est pas contraignant au sens strict. Mais il crée un cadre juridique international que les pays favorables à la sortie des fossiles peuvent utiliser comme levier dans les négociations. La conférence de Santa Marta s’appuie dessus explicitement (...)

Qui sera là, qui ne sera pas là#

Les organisateurs annoncent entre 40 et 80 représentants gouvernementaux de haut niveau. Le président Petro sera présent. Des invitations ont été envoyées au gouverneur de Californie Gavin Newsom et au premier ministre néerlandais Rob Jetten. Plusieurs États insulaires du Pacifique, en première ligne du changement climatique, ont confirmé leur participation.

Qui ne sera pas là : l’Arabie saoudite, la Russie, les Émirats arabes unis. Les États-Unis sous administration Trump ont quitté l’Accord de Paris pour la seconde fois et ne participent à aucune initiative multilatérale sur le climat. La Chine, premier émetteur mondial, n’a pas confirmé de participation.

(Ce qui est frappant dans la liste des participants, c’est le profil. Des pays qui produisent des fossiles mais veulent arrêter, Colombie en tête. Des pays riches qui ont les moyens de financer la transition, Pays-Bas en tête. Et des pays qui vont couler si rien ne change, les îles du Pacifique. C’est une coalition de la vulnérabilité et de la bonne volonté. La question est de savoir si ça suffit face à une coalition de l’inertie qui contrôle les robinets.)

Les limites connues d’avance (...)

Pourquoi ça compte quand même

Santa Marta n’est pas une COP. Elle n’en a ni la portée ni les moyens. Mais elle fait quelque chose qu’aucune COP n’a réussi à faire : mettre la sortie des fossiles comme unique point à l’ordre du jour. (...)