Le Liban est au bord de la catastrophe humanitaire. Plongé malgré lui dans le conflit au Moyen-Orient, le pays du Cèdre est exsangue car quotidiennement bombardé par l’armée israélienne. Plus d’un million de personnes – soit un quart de la population – ont été déplacées par les combats. L’ONU demande l’arrêt immédiat des bombardements, avec en toile de fond la peur de voir un nouveau Gaza se reproduire.
La crainte est tout sauf exagérée. Dès le début de l’offensive, le ministre israélien des Finances, Bezalel Smotrich, a menacé de faire subir le même niveau de dévastation à la banlieue sud de Beyrouth qu’à la ville de Khan Younès, dans la bande de Gaza. On en est encore loin. Mais sur le terrain, la conduite de la guerre s’en rapproche beaucoup. (...)
La crainte d’un Gaza libanais
Dans un communiqué diffusé aujourd’hui, l’ONU alerte que, à ce jour, « au moins 121 enfants ont été tués et 395 blessés. Ceux qui survivent aux bombardements se réveillent face à une réalité humanitaire désastreuse ». Selon l’Unicef, plus de 370 000 enfants ont été jetés sur les routes en seulement trois semaines. « Un déplacement massif, soudain et chaotique », qui ne sera pas sans effet, souligne l’agence onusienne.
Un air de déjà-vu qui inquiète le patron de l’ONU. Antonio Guterres a averti Israël et la communauté internationale : le « modèle de Gaza ne doit pas être reproduit au Liban. »