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Marie-Claude Saliceti
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Pétitions➡️Assemblée Nationale/N°5173 Karima RAFES, architecte Web
Les GAFAM ne doivent plus gouverner notre avenir
#GAFAM #numerique #initiatives_citoyennes
Article mis en ligne le 23 février 2026
dernière modification le 20 février 2026

Cette pétition vise à ouvrir un débat public et parlementaire, à l’Assemblée nationale, au sein des partis politiques et dans les institutions européennes, avant les élections de 2027, sur une question devenue centrale pour l’avenir de nos sociétés :

Qui gouverne réellement le numérique et l’intelligence artificielle : les peuples ou une minorité d’acteurs privés liés aux GAFAM et aux grandes fortunes ?

Il ne s’agit pas d’imposer une réponse unique, mais d’exiger que ce débat ait lieu clairement, publiquement et démocratiquement, et que les responsables politiques se positionnent sans ambiguïté en proposant des solutions concrètes, et non des cadres réglementaires inapplicables.


Tribune politique – sans concession

Il n’existe pas d’« humanité numérique ».
Il n’existe qu’une seule humanité. Point.

Présenter le numérique et l’IA comme les fondements d’une nouvelle humanité appelée à remplacer l’ancienne est une construction idéologique dangereuse. Elle prépare une fracture majeure entre ceux qui utilisent ces technologies pour concentrer richesses et pouvoir, et ceux qui défendent l’idée que les technologies doivent rester au service de l’humanité. Cette fracture ouvre la porte à des conflits qui ne seront ni virtuels ni pacifiques. On en observe déjà les effets, notamment aux États-Unis, où ces outils servent à manipuler l’opinion et à affaiblir les institutions démocratiques.

L’humanité a besoin de sécurité réelle : se loger, se nourrir, se soigner, fonder une famille, vieillir dignement, rêver et continuer de découvrir les secrets de l’univers.
Or, après plusieurs décennies de numérisation, le numérique n’a apporté aucune sécurité structurelle pour répondre à ces besoins. Au mieux, il a retardé le traitement des problèmes essentiels. Au pire, il a facilité une captation massive de la valeur du travail humain, en particulier intellectuel.

L’open source, l’open data et la collaboration numérique ont été présentés comme des avancées émancipatrices. Dans les faits, ils ont souvent servi de réservoir de travail gratuit ou sous-rémunéré, tout en alimentant la captation des données et des opinions au profit d’acteurs privés refusant toute redistribution équitable.

Les bénéfices potentiels du numérique pour lutter contre la faim, le changement climatique ou les pandémies sont réels. Mais la main-d’œuvre intellectuelle nécessaire à leur mise en œuvre est aujourd’hui détournée vers des objectifs de rentabilité à court terme, sans considération pour l’intérêt général.

Les cadres réglementaires actuels, y compris européens, et les régimes d’amendes sont largement insuffisants, voire inutiles, face à des acteurs capables d’optimiser fiscalement leurs profits, de contourner les règles et de faire peser sur la collectivité les coûts sociaux, écologiques et démocratiques.

Cette pétition affirme donc une chose clairement :
le temps de la naïveté est terminé.
Le numérique, la souveraineté intellectuelle, le travail humain et la redistribution de la valeur produite ne peuvent plus être abandonnés à des intérêts privés sans contrôle démocratique.


Proposition pour une institution publique de souveraineté intellectuelle

(...)