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Les Égyptiens, première nationalité africaine a rejoindre illégalement les côtes européennes en 2025
#Egypte #migrants #emigration
Article mis en ligne le 7 janvier 2026
dernière modification le 6 janvier 2026

Selon l’Agence des Nations unies pour les réfugiés (HCR) et l’agence des gardes-côtes européenne Frontex, les ressortissants égyptiens sont devenus, en 2025, la première nationalité africaine à atteindre clandestinement les côtes européennes, notamment la Crète et l’Italie. Selon les statistiques publiées, les Bangladais et les Afghans font aussi partie des nationalités les plus représentées parmi les arrivées sur le Vieux continent.

Le Haut-commissariat des réfugiés aux Nations unies (HCR) a comptabilisé 9 000 migrants égyptiens ayant rejoint les côtes italiennes, et 7 000 les côtes grecques - notamment crétoises - en 2025. Au total, donc, 16 000 ressortissants de ce pays d’Afrique du Nord ont atteint clandestinement le Vieux continent via la Méditerranée, ce qui place les Égyptiens à la première place des nationalités africaines à atteindre illégalement l’Union européenne (UE).

Frontex, l’agence européenne des gardes-côtes, a fait le même constat. (...)

Dans un communiqué officiel, Frontex précise aussi qu’outre les Bangladais et les Égyptiens, les Afghans font partie des "nationalités les plus fréquemment signalées [toutes routes migratoires confondues vers l’Europe]". (...)

Pour atteindre l’Europe, les Égyptiens ont emprunté les deux principales routes de la Méditerranée centrale : celle qui mène aux côtes italiennes et notamment à Lampedusa, et la "route de Tobrouk", qui relie la Libye à la Crète.

"Plusieurs facteurs semblent être à l’origine de ce mouvement continu [d’Égyptiens] vers l’extérieur [de leur pays]. Il s’agit notamment de la proximité de l’Égypte avec la Libye et de la persistance de réseaux de trafic bien organisés le long des routes migratoires libyennes", explique encore Frontex à InfoMigrants. (...)

Pour Frontex, cet exode égyptien s’explique aussi en raison de "pressions économiques et d’un marché de l’emploi difficile, aggravé par les répercussions régionales des conflits à Gaza et au Soudan". (...)

Hormis l’insécurité économique, l’exode des Égyptiens peut aussi s’expliquer par la répression politique qui sévit dans le pays dirigé par Abdel Fattah al-Sissi depuis 2014. "Les autorités égyptiennes continuent de réprimer les critiques, d’étouffer la société civile", peut-on lire dans un rapport d’Amnesty international en 2024. (...)

Même virulence de Human Rights Watch (HRW) à l’égard du régime égyptien. (...)
« Les médias indépendants et la société civile ont été étouffés, et le pouvoir judiciaire acquiesce de manière obéissante à la répression gouvernementale. »