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Les demandes d’asile en Suède ont baissé de 30% sur un an
#Suede #migrants #immigration #solidarites
Article mis en ligne le 12 janvier 2026
dernière modification le 10 janvier 2026

En 2025, le nombre de demandeurs d’asile en Suède "a continué de baisser. C’est une baisse importante [...] de 30% en seulement un an", a déclaré vendredi le ministre suédois des Migrations Johan Forssell. La Suède a durci sa politique migratoire ces dernières années, restreignant le regroupement familial et œuvrant pour l’expulsion de migrants en situation irrégulière.

Johan Forssell a énuméré, lors d’une conférence de presse, les réformes entreprises depuis l’arrivée au pouvoir du gouvernement conservateur soutenu par le parti d’extrême droite des Démocrates de Suède (SD), toutes destinées à restreindre l’immigration : durcissement des conditions d’obtention de la citoyenneté et du regroupement familial et surtout forte augmentation de l’aide financière au retour des migrants dans leur pays d’origine

8 000 "retours volontaires" en 2025

Depuis le 1er janvier 2026, en effet, la contribution de l’aide financière au retour peut atteindre 30 000 euros - contre 2 300 euros auparavant. À Stockholm, le social-démocrate Alexander Ojanne, adjoint au maire, dénonce un dispositif contreproductif. "On va perdre une main-d’œuvre qualifiée dont nous avons besoin. Nous avons un gouvernement incroyablement peu sérieux. Et surtout un gouvernement mal informé. Ils sont aveuglés par leur idéologie". (...)

Révoquer la citoyenneté suédoise aux binationaux criminels (...)

En janvier dernier, le pays scandinave a annoncé le durcissement de l’obtention de la citoyenneté. Concrètement, pour devenir suédois, un étranger devra avoir vécu huit ans en Suède - contre cinq ans auparavant -, passé un test de connaissances de la société et des valeurs suédoises, et réussi un examen de langue. (...)

Une autre proposition avait suscité un tollé dans le pays en mai 2024 : la coalition au pouvoir avait proposé une loi visant à obliger les travailleurs du secteur public à dénoncer aux autorités les personnes sans-papiers avec lesquelles ils sont en contact. La mesure, jugée raciste et discriminatoire, s’était cependant heurtée à une très forte opposition au sein des services publics, qui avait appelé à la "désobéissance civile".