Le Sri Lanka a pris le contrôle, vendredi 6 mars, d’un navire de guerre iranien, après avoir évacué l’équipage qui avait signalé une avarie du moteur. Des faits qui interviennent deux jours après le torpillage d’une frégate iranienne par les États-Unis, dont une partie des membres de l’équipage a été secourue par la marine sri-lankaise.
« Le sauvetage de vies humaines est notre priorité absolue. » Ce sont les mots du président sri-lankais, Anura Kumara Dissanayaka, qui se veut pro-actif. Il a autorisé le navire de guerre IRIS Bushehr à pénétrer dans les eaux territoriales de l’île. Le navire a signalé des problèmes de moteur et a demandé l’accès au port après avoir été touché par une torpille américaine. Les 204 marins à bord ont été transbordés sur trois navires de la marine sri-lankaise, puis hébergés dans un camp militaire près de la capitale Colombo. Leur bateau sera acheminé vers le nord-est de l’île. (...)
Le président sri-lankais, qui affiche sa neutralité dans la guerre au Moyen-Orient, a voulu éviter un deuxième torpillage, deux jours après celui de la frégate iranienne IRIS Dena, coulée au large des côtes de l’île par un sous-marin américain. Mercredi 4 mars, la marine sri-lankaise a retrouvé 84 corps de marins iraniens, en a sauvé 32 et continue ses recherches pour les 64 disparus.
Les bâtiments de guerre iraniens revenaient d’Inde, où ils avaient participé à un exercice militaire dans le port de Visakhapatnam. C’est la première fois depuis 1945 qu’un sous-marin américain coule un navire ennemi. (...)
Un autre navire de guerre iranien s’amarre dans le port indien de Kochi
C’est dans ce contexte qu’un navire de guerre iranien, l’IRIS Lavan, s’est amarré dans le port indien de Kochi, dans le sud-ouest du pays, a indiqué vendredi une source gouvernementale à New Delhi. (...)