
Dans cet inutile et coûteux document, l’ex-ministre du Logement offre à Nicolas Sarkozy « d’aller vers l’universalisation du monde ».
Pour un rapport sur la mondialisation, on n’y trouvera pas un Chinois, pas un Brésilien, pas un Indien, les trois puissances émergentes qui ont changé le paysage économique mondial au cours de la décennie écoulée. En revanche, on sera surpris d’y trouver un expert de la dimension sociale de la mondialisation tel que … Jean-Marie Le Pen, étrangement le seul homme politique de la liste, au milieu d’experts, de consultants, de dirigeants d’organisations internationales, ou d’universitaires. (...)
Pourquoi n’y a-t-il pas de critères sociaux dans le fonctionnement de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), l’organisation au cœur de la mondialisation ? Parce que les pays du Sud, tout comme les Etats-Unis, n’en ont pas voulu jusqu’ici. Les premiers par crainte (justifiée) d’un protectionnisme déguisé des pays industriels, les seconds par libéralisme.
Voilà pourquoi lorsque Christine Boutin propose d’« intégrer le droit au travail décent aux règles internationales du commerce », elle ne tient pas compte du monde réel. (...)
La vérité est que ce rapport n’a aucune importance, ne servira à rien, et n’a aucune justification autre que d’avoir été une occupation pour une ancienne ministre. (...)