Les défenseur·es de l’environnement se mobilisent contre des projets destructeurs pour l’environnement et le climat. Mais leurs voix dérangent. En France, une véritable stratégie est mise en place pour les réduire au silence. Ces attaques contre les défenseur·es de l’environnement entravent l’action climatique.
Les attaques contre les défenseur·es de l’environnement se multiplient à travers le monde et la France n’échappe pas à cette tendance
Dans notre rapport Attaqué·es pour avoir défendu la planète : "Comment la répression des défenseur·es de l’environnement empêche l’action climatique", nous révélons comment la France restreint l’ensemble des droits des défenseur·es de l’environnement. Une stratégie qui vise à empêcher toute action pour le climat.
Les droits attaqués en France
Les manifestant·es pour le climat réprimé·es en France : atteinte à la liberté d’expression et de réunion pacifique
Nous alertons depuis des années sur l’ampleur de la répression des mouvements sociaux en France et sur les menaces qui pèsent sur le droit de manifester. Cette stratégie de criminalisation n’est pas seulement utilisée à l’encontre des manifestant·es pour le climat. Mais elle est largement employée à l’encontre de manifestations pacifiques sur les enjeux climatiques et environnementaux.
L’usage excessif de la force (...)
Une rhétorique stigmatisante
"éco-terroristes", "djihadisme écolo", "totalitarisme vert", "un nouveau despotisme à la chlorophylle", "éco-collapsologues", "khmers verts", "climatofanatisme"... Ces propos stigmatisants sont de plus en plus présents dans les médias et les discours de certains responsables politiques et agent·es de l’État. Ils visent à présenter une fausse image des défenseur·es de l’environnement et à les assimiler à des criminel·les. Ces discours créent un imaginaire fondé sur les affrontements et les violences.
L’objectif est double, d’une part il permet d’éviter de parler du sujet de fond, de détourner le regard de l’urgence climatique, et d’autre part il permet de justifier la répression et les violences policières à l’encontre des défenseur·es de l’environnement.
Les organisations et collectifs dans le viseur : atteinte à la liberté d’association (...)
Faible couverture et désinformation médiatique : l’atteinte au droit à l’information
La couverture médiatique des enjeux environnementaux et climatiques est insuffisante en France, à la fois en quantité et en qualité de l’information. (...)
Des populations non consultées : atteintes aux droits l’information et à la participation aux affaires publiques (...)
Si l’on résume, aujourd’hui en France :
Agir pour dénoncer les responsables de la crise climatique, c’est risquer des arrestations et des procès.
Se réunir et s’organiser pour défendre la planète, c’est braver l’intimidation et la surveillance.
S’informer sur le climat, c’est s’exposer à de fausses informations relayées par les médias.
Demander à être consulté·e sur des projets qui risquent de nuire à l’environnement, c’est se heurter à une série d’obstacles.
(...)
Une stratégie de délégitimation de la lutte pour le climat (...)
Les attaques envers les droits des défenseur·es de l’environnement composent une véritable stratégie intentionnelle et organisée des autorités françaises à leur encontre. Cette stratégie a pour objectif de décrédibiliser, délégitimer et ainsi empêcher l’action climatique, pourtant nécessaire. (...)