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La Défenseure des droits alerte sur l’usage d’armes contre des migrants voulant traverser la Manche
#Manche #Defenseurdesdroits #migrants #immigration
Article mis en ligne le 27 janvier 2026

Dans une décision rendue publique mi-décembre, la Défenseure des droits a dénoncé un usage des armes "de force intermédiaire" par les forces de l’ordre françaises à l’encontre des migrants tentant de traverser la Manche. Dans certains cas, cet usage ne respecte pas les règles en vigueur et se fait dans des "conditions de visibilité réduite" et de manière disproportionnée.

Ce sont des scènes qui se déroulent sur les plages du littoral nord de la France. Des policiers français sont déployés pour tenter d’arrêter les migrants qui tentent de prendre la mer pour rejoindre le Royaume-Uni à bord de small boats.

Pour ce faire, ils utilisent des armes dites "de force intermédiaire" telles que des pistolets à impulsion électrique, des lanceurs de balles de défense (LBD) ou encore des grenades lacrymogènes.

Ces interventions ont été durement critiquées par la Défenseure des droits Claire Hédon dans une décision rendue le 17 décembre 2025. Ce rapport fait suite à une quarantaine de réclamations, déposées en grande majorité par l’association d’aide aux migrants Utopia 56. (...)

Si ces armes sont autorisées dans un cadre précis comme la légitime défense, Claire Hédon rappelle que leur utilisation "peut occasionner de graves lésions physiques sur les personnes, notamment les plus vulnérables". Elle souligne que toute riposte doit donc s’inscrire "dans le cadre légal", et donc reposer sur une "force absolument nécessaire et proportionnée", conformément à une note de service datant de 2023. (...)

Destruction d’embarcations

Enfin, concernant la destruction d’embarcations, "bien que justifiée (...) par la volonté de prévenir une atteinte à la vie des personnes qui prennent place à bord", celle-ci "n’est pas suffisamment encadrée", selon ce rapport, qui affirme que les autorités font "parfois" usage de leurs armes "dans l’unique but d’empêcher les personnes de prendre une embarcation, en les dispersant et en les éloignant de la mer". (...)

Une telle intervention ne peut pas, d’après l’institution chargée de veiller au respect des droits et libertés, relever du cadre de la légitime défense ni de celui du maintien de l’ordre public. (...)

Une telle intervention ne peut pas, d’après l’institution chargée de veiller au respect des droits et libertés, relever du cadre de la légitime défense ni de celui du maintien de l’ordre public. (...)

Désormais, les risques encourus par les migrants sont plus importants car l’embarquement se fait directement dans l’eau, dans des conditions particulièrement chaotiques. Il n’est pas rare que les canots chavirent à cause de la météo ou de la panique et que des migrants, tombés à l’eau, se noient.