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France24/AFP
L’état de siège décrété au Guatemala après le meurtre de huit policiers par des gangs
#Guatemala #gangs #prisons #mutineries #etatdeSiege
Article mis en ligne le 19 janvier 2026

Au lendemain de mutineries et de prises d’otages dans trois prisons guatémaltèques, le gouvernement a accusé dimanche des gangs d’avoir assassiné huit policiers. En réaction, le président Bernardo Arevalo a déclaré l’"état de siège" pour 30 jours.

Nouvelle flambée de violences au Guatemala. Le président Bernardo Arevalo a déclaré, dimanche 18 janvier, l’"état de siège" pour accroître les pouvoirs des autorités face aux gangs, qui ont tué huit policiers et pris ces derniers jours le contrôle de plusieurs prisons du pays d’Amérique centrale.

Ces attaques, des mutineries et prises d’otages dans trois prisons, ont eu lieu en représailles à une décision des autorités de transférer les chefs de bandes criminelles dans une prison de haute sécurité, et à leur refus de revenir sur cette mesure. (...)

"J’ai décidé de décréter l’état d’urgence sur tout le territoire national pour 30 jours à compter d’aujourd’hui (dimanche)" pour "garantir la protection et la sécurité" des Guatémaltèques, a déclaré Bernardo Arevalo dans une allocution.

Cette mesure suspend certaines garanties constitutionnelles, comme les droits de réunion et de manifestation, et autorise les arrestations et les interrogatoires sans mandat judiciaire. Elle doit maintenant être ratifiée par le Parlement, où l’opposition est majoritaire.

Des otages encore retenus dans deux prisons (...)

"Le contrôle total de l’État a été rétabli dans les trois prisons où les criminels s’étaient mutinés", ceux-ci étant maintenant "à genoux devant un État fort qui respecte et fait respecter la loi", a déclaré Bernardo Arevalo. (...)

Les gangs Barrio 18 et Mara Salvatrucha, considérés comme "terroristes" par les États-Unis et le Guatemala, se disputent le contrôle de territoires du Guatemala, où ils extorquent commerçants, transporteurs et simples citoyens. Ceux qui refusent de payer sont assassinés. Ils sont accusés de meurtre, d’extorsion et de trafic de drogue.

Depuis samedi matin, des membres de ces gangs retenaient en otages 45 gardiens et un psychiatre dans trois prisons du pays pour exiger le transfert de leurs chefs vers des prisons aux mesures de sécurité moins sévères. (...)