Les écoles et universités allemandes, en manque de personnel, tentent de miser sur les compétences des migrants ayant été enseignant dans leur pays d’origine.
Originaire du Chili, Inge Pizarro Krause peut se valoir de huit années d’études et deux années d’expérience dans l’enseignement à Viña del Mar, près de Valparaiso.
A 33 ans, elle se prépare désormais à intégrer le système scolaire allemand.
Ainsi, Inga Pizarro Krause et 23 autres participants originaires de Bosnie, du Kirghizistan et d’Ukraine bénéficient d’une formation accélérée sur douze mois à l’Université de Cologne, dans l’ouest de l’Allemagne, pour pouvoir enseigner dans les écoles allemandes.
Le programme Lehrkräfte PLUS est proposé par les autorités dans quatre autres universités de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, la région la plus peuplée du pays. L’initiative vise à répondre à la pénurie d’enseignants qui touche de plus en plus l’Allemagne. (...)
En effet, il manque des dizaines de milliers d’enseignants dans tout le pays, et ce chiffre ne cesse d’augmenter.
Dans le même temps, les personnes immigrées présentant des années d’expérience professionnelle dans l’enseignement sont souvent contraintes de se contenter d’emplois temporaires. (...)
Une étude de l’université de Potsdam a récemment évalué le programme Lehrkräfte PLUS. Ses conclusions : les enseignants se sentent plus confiants, parlent mieux l’allemand et sont motivés à l’idée de travailler en Allemagne à long terme. Et surtout, la grande majorité d’entre eux recommanderaient cette qualification à d’autres migrants.
De nouvelles candidatures s’accumulent (...)
Natalia Zemlianskaia appelle ainsi les responsables politiques allemands à "reconnaître plus facilement les diplômes étrangers. Je ne suis pas une débutante, je suis une enseignante expérimentée", dit-elle.