L’Union européenne va débattre mardi de l’accord d’association avec Israël, a annoncé la cheffe de la diplomatie de l’UE, Kaja Kallas. Déjà évoquée par les Vingt-Sept, la question de la suspension de cet accord s’était heurtée aux réticences de plusieurs États membres, parmi lesquels l’Allemagne.
L’Espagne a réclamé dimanche la rupture de cet accord d’association, ce qui requiert l’unanimité des 27 États membres de l’UE. La Commission européenne a également proposé une suspension partielle, en mettant entre parenthèses le volet commercial de l’accord, une décision qui peut être prise à la majorité qualifiée des pays de l’Union européenne. (...)
L’UE est le principal partenaire commercial d’Israël.
La suspension de l’accord commercial a déjà été évoquée par les 27, mais sans aboutir à un accord faute de majorité, en raison des réticences de plusieurs États membres, parmi lesquels l’Allemagne.
Violences des colons en Cisjordanie
Mais la dégradation de la situation en Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967, ou l’offensive lancée par Israël au Liban ont incité plusieurs pays à remettre le sujet sur la table. (...)
Madrid a de son côté réclamé dimanche la rupture de cet accord d’association, entré en vigueur en 2000, cosignant avec l’Irlande et la Slovénie une lettre adressée vendredi à la Commission européenne et réclamant un "réexamen" de l’accord.
Les chefs de la diplomatie des 27 vont également rediscuter des sanctions contre des colons extrémistes en Cisjordanie, bloquées depuis des mois par un veto de la Hongrie. (...)