Donald Trump a annoncé, jeudi 16 avril, que le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu et le président libanais Joseph Aoun étaient d’accord pour un cessez-le-feu de dix jours à partir de 21h00 TU (23h00 à Paris), sans mentionner le Hezbollah pro-iranien.
(...) Le Hezbollah pose ses conditions
L’annonce faite par Donald Trump, accueillie avec soulagement par les Libanais, intervient deux jours après qu’Israël et le Liban sont convenus d’entamer des négociations directes en vue d’une paix durable, à l’issue de plus de deux heures de discussions au niveau de leurs ambassadeurs à Washington, les premières du genre depuis 1993. Joseph Aoun avait auparavant refusé un « contact direct » avec Benyamin Netanyahu, souhaitant d’abord obtenir une trêve dans les combats.
Le Hezbollah, grand absent de la rencontre, avait qualifié ces pourparlers de « capitulation » et revendiqué, alors qu’elles débutaient, des tirs de roquettes vers Israël. Le mouvement a également estimé que des négociations directes avec Israël constitueraient une « grave erreur ».
À peine l’accord annoncé, chaque partie a tenté de s’en attribuer la paternité, rapporte notre correspondant à Beyrouth Paul Khalifeh. Le député du Hezbollah Hassan Fadlallah a affirmé que la trêve était le « fruit d’efforts diplomatiques iraniens ». Des milieux hostiles au mouvement chiite ont, au contraire, mis en avant les démarches entreprises par les autorités libanaises auprès des États-Unis et de la communauté internationale.
Le groupe libanais va respecter le cessez-le-feu qui entre en vigueur à 21h00 TU à condition qu’Israël arrête complètement les hostilités, dont les assassinats qui visent ses membres, a affirmé jeudi à l’AFP le député de la formation pro-iranienne Ibrahim Moussaoui. (...)
De son côté, le porte-parole du parti chrétien des Forces libanaises a déclaré que l’État devrait mettre à profit les dix jours de trêve pour « accomplir son devoir » en matière de désarmement du Hezbollah.
Après le cessez-le-feu qui avait mis fin à la guerre précédente entre les deux parties, en novembre 2024, Israël avait continué à viser par des frappes ciblées les membres et les infrastructures du mouvement libanais.