
En ce deuxième jour de l’année 2024, la situation mondiale ne cesse d’empirer. En début de soirée, Israël a frappé Beyrouth, capitale du Liban, pour la première fois depuis 2006.
Un drone israélien a fait exploser tout un périmètre situé dans la banlieue sud de Beyrouth, connu pour être un fief du Hezbollah, mouvement armé libanais, et du Hamas. C’est aussi un quartier densément peuplé de civils.
Au moins 6 personnes ont été tuées dans cette frappe, dont Saleh el-Arouri, un dirigeant du Hamas. L’explosion a également détruit les voitures et mis le feu à des bâtiments. Saleh el-Arouri était l’un des principaux négociateurs du dossier de la libération des otages détenus par le Hamas.
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Le Hezbollah et l’État libanais sont restés globalement passifs depuis le 7 octobre, mais avaient prévenu qu’une attaque sur leur sol serait une ligne rouge à ne pas franchir. C’est chose faite. Et cela s’ajoute aux tirs répétés d’Israël sur la frontière libanaise.
Depuis octobre, plus de 150 personnes ont été tuées par Israël le long de la frontière libanaise, dont plus d’une douzaine de civils, parmi lesquels trois journalistes. Ainsi, la tension était déjà très élevée. (...)
Le ministre de la Défense, Yoav Gallant, celui qui promettait dès le mois d’octobre de « tout éliminer » à Gaza, a déclaré en début de semaine dernière : « Nous sommes dans une guerre à plusieurs fronts. Nous sommes attaqués sur sept fronts : Gaza, le Liban, la Syrie, la Judée et la Samarie [le nom donné à la Cisjordanie par les fanatiques sionistes], l’Irak, le Yémen et l’Iran ».
Il a ajouté jeudi : « C’est la fin de l’ère des conflits limités », poursuivant : « Nous avons fonctionné pendant des années en partant du principe que les conflits limités pouvaient être gérés, mais c’est un phénomène qui est en train de disparaître. Aujourd’hui, il y a un phénomène notable de convergence des arènes ».
Derrière cette attaque du Liban, la cible suivante est l’Iran, grande puissance de la région peuplée de 90 millions d’habitants sur un immense territoire, et ennemi juré des États-Unis.
Le ministre de la défense israélien a déclaré : « L’Iran est la force motrice de la convergence des arènes. Il transfère des ressources, une idéologie, des connaissances et une formation à ses mandataires ». Pourtant, pour le moment, l’Iran se contente d’observer et de faire des menaces verbales, craignant d’engager ses forces et de provoquer une attaque des USA et donc une guerre dévastatrice.
Israël tire aussi sur la Syrie. (...)