Ils sont 47 Français à être toujours détenus en Irak. Des anciens membres du groupe État islamique, qui étaient d’abord détenus en Syrie, avant d’être envoyés dans une prison à quelques kilomètres de Bagdad, la capitale irakienne. Certains d’entre eux ont déjà été jugés sur place et devront finir leurs jours dans cette prison, d’autres Français sont arrivés en juillet dernier depuis la Syrie.
Le président de l’association Avocats sans frontière, Matthieu Bagard, a rencontré cette semaine 13 des 47 Français détenus en Irak. (...)
« Ils ont des carences qui sont extraordinaires. Ils ont pour certains aussi encore des éclats d’obus, pour certains qui ont été enlevés, pour d’autres qui n’ont pas été enlevés. Ils perdent la vue. Ils n’ont eu aucune nouvelle de l’extérieur depuis maintenant 2017 pour les premiers, 2019 pour ceux qui ont été arrêtés à la chute de Baghouz. Et là, c’était la première fois qu’ils pouvaient avoir des informations concernant leur famille, leurs enfants qui ont été rapatriés en France. »
Les autorités irakiennes cherchent à faire avouer à ces hommes des activités avec le groupe État islamique (EI) sur leur territoire, pour les juger dans leurs propres tribunaux, comme ça a déjà été le cas pour 11 Français en 2019.
Rapatriement et jugements en France
L’association Avocats sans frontières demande à la France de rapatrier l’ensemble de ses ressortissants. (...)
Avocats sans frontières n’est pas la seule association à demander ce rapatriement. Arthur Dénouveaux, le président de l’association des victimes des attentats du 13-Novembre, souhaite lui aussi que ces hommes puissent être jugés en France.