Par Leila Djitli. Des histoires de femmes et d’hommes qui se battent contre ce qui semblait joué d’avance : le déterminisme social, familial, culturel. Des personnes qui avancent comme si une autre vie était possible, même quand tout autour d’elles semblait dire le contraire.
Parce que souvent, les trajectoires ressemblent moins à des courbes qu’à des rails. Les vies paraissent écrites d’avance, les dés pipés dès le départ. Les personnes rencontrées dans cette série sont des exceptions, bien sûr, mais elles racontent aussi la force de ce déterminisme. Inverser la courbe du destin, ce n’est pas nier ce qui nous construit ou nous enferme. C’est essayer de déplacer la ligne, de faire pencher sa vie ailleurs. Ni conte de fées, ni discours sur la volonté qui suffirait à tout changer. Des histoires de résistances, de rencontres, d’élans, parfois de survie.
Dans cette série, il y a Rania Kissi, placée à 10 ans par son père. Elle raconte l’attente dans le bureau de l’assistante sociale, les foyers, la sortie de l’ASE, quelques mois à la rue, avant de devenir aujourd’hui conseillère de Paris et défenseuse de la protection de l’enfance.
Des récits intimes et puissants sur celles et ceux qui, un jour, ont réussi à déplacer un peu le cours de leur destin.
Épisode 1/2. Rania K. : Une enfance heureuse au Maroc (28’)
Rania a grandi à Oujda, une ville du Maroc, auprès d’une mère divorcée et d’une famille maternelle aimante. À 10 ans, elle fait la connaissance de son père qui l’emmène vivre avec lui en France avec sa femme et ses enfants. Mais après quelques mois, c’est la rupture.
Épisode 2/2. Rania K. : Fille de Marianne (28’)
Rania est confiée à l’Aide sociale à l’enfance et devient pupille de l’État. De famille d’accueil à la rue, elle n’abandonne pas son rêve de devenir avocate.