Alors que la famine a été déclarée fin août dans la moitié nord de la bande de Gaza, des dizaines d’influenceurs israéliens fustigent sur les réseaux sociaux l’inaction de l’ONU.
Dans quelles conditions sont tournées leurs vidéos ? (...)
Fin août, l’ONU déclarait l’état de famine dans la moitié nord de la bande de Gaza. Une affirmation fermement rejetée par Israël. Depuis quelques semaines, des dizaines d’influenceurs apostrophent l’ONU sur les réseaux sociaux au milieu de palettes d’aide humanitaire. Alors, dans quelles conditions sont tournées ces vidéos ?
L’ONU pointée du doigt (...)
Et pour diffuser largement ce message, l’État hébreu organise des visites sur place pour la presse et les influenceurs, strictement encadrées par l’armée israélienne. (...)
Toutes les informations sont donc données clé en main et relayées par les influenceurs sans apporter d’autres points de vue. Mais pour une créatrice de contenu, ce n’est pas un problème. "Est-ce que vous avez contacté l’ONU ?", demande la journaliste de France Télévisions. "Non, je ne suis pas journaliste et je ne fais pas de recherche. Je partage ce que je vois", indique Herut Davidson, influenceuse israélienne.
"Une opération de communication"
Or, de son côté, l’ONU reproche à Israël des contrôles excessifs, des routes non sécurisées et un accès limité aux sites de Kerem Shalom, ce qui freinerait les distributions. (...)
C’est vraiment une opération de communication qui sert à rejeter toute la responsabilité sur l’ONU et à se dédouaner complètement en tant qu’armée israélienne", explique Juliette Poissonnier.
Des opérations de communication qui devraient même s’intensifier. Le ministère des Affaires étrangères israélien a débloqué 40 millions de dollars pour inviter 5 000 personnalités du monde entier. Objectif : redorer son image à l’international. (...)
Lire aussi :
– (Agence Media Palestine)
Propagande : Israël accusé de défaut de paiement par ses influenceurs
La propagande ne paie pas : des influenceur-euses et agences de communication embauchées, au lendemain du 7 octobre 2023, pour justifier le génocide israélien à Gaza, portent plainte contre Israël pour défaut de paiement.
La Hasbara, ou “Direction nationale de la diplomatie publique”, outil gouvernemental de propagande destiné à rendre acceptable le projet colonial et génocidaire israélien, est un mauvais payeur. C’est ce que révèle une enquête du média israélien Calcalist, dans une enquête lunaire qui dévoile d’une part l’ampleur des moyens mobilisés après le 7 octobre pour redorer l’image d’Israël en plein génocide, et d’autre part l’amateurisme brouillon dans lequel ces sommes ont été promises. (...)
Les montants évoqués sont conséquents, représentant plusieurs millions de shekels. Dans les heures, les jours et les mois qui ont suivi le 7 octobre 2023, la Direction nationale de la diplomatie publique d’Israël a lancé une vaste opération de communication afin de contrer la condamnation mondiale grandissante de sa campagne génocidaire.
Selon le reportage du Calcalist, des dizaines d’activistes et de prestataires indépendant-es ont été engagé-es après le 7 octobre, car la Direction manquait alors de personnel. Certain-es de ces activistes et influenceur-euses n’étaient pas officiellement employé-es par l’État, mais par des prestataires privés avec lesquels la Direction avait déjà travaillé.
Plutôt que d’en établir de nouveaux, les contrats pré-existants ont été “étendus”, et “les sociétés de production privées sont devenues un canal de paiement pour ceux qui représentent Israël à l’étranger”, indique le rapport.
La propagande ne paie pas (...)