Le gouvernement a autorisé dans un décret publié ce dimanche 3 mai 2026 au Journal officiel le démantèlement complet par EDF de l’ancienne centrale nucléaire de Fessenheim (Haut-Rhin). Et notamment de ses parties les plus sensibles comme les réacteurs, en fixant les modalités et le calendrier.
Quatre étapes
L’opération doit se dérouler en quatre étapes, avec le démantèlement proprement dit puis l’assainissement des structures et des sols, la démolition « des bâtiments jusqu’à une profondeur d’au moins un mètre » et enfin la réhabilitation du site. Les rejets des effluents gazeux, liquides et radioactifs, notamment lors des « vidanges des piscines des bâtiments réacteur et des bâtiments combustible » feront « l’objet d’un contrôle », indique l’article 8.
« Les opérations de démantèlement (...) sont achevées au plus tard le 30 juin 2048 », est-il précisé. Ce décret intervient après un avis « favorable » de l’Autorité de sûreté nucléaire et de radioprotection (ASNR) rendu le 29 janvier 2026 dont l’AFP a obtenu copie. EDF a pour projet de créer près du site de Fessenheim, en réutilisant des bâtiments annexes à la centrale, une usine de recyclage de métaux faiblement radioactifs dont l’ouverture est projetée pour 2031, ravivant des tensions et des inquiétudes dans la région.
Choc pétrolier et plan nucléaire (...)
La centrale de Fessenheim, située au bord du Grand canal d’Alsace, de type réacteur à eau pressurisée (PWR) du premier palier 900 MW est exploitée commercialement durant 42 ans, de 1978 à 2020.
image : Florival fr, CC BY-SA 3.0, via Wikimedia Commons