Les députés ont adopté pour la deuxième fois mercredi 25 février, par 299 voix contre 226, la proposition de loi créant un nouveau droit à l’aide à mourir, réforme sociétale majeure en discussion depuis des années, qui devra maintenant être à nouveau examinée au Sénat. Une nouvelle étape a ainsi été franchie. Les députés ont validé pour la seconde fois le texte à l’issue de longs débats qui ont réintroduit un encadrement très strict. Mais les parlementaires restent profondément divisés.
En première lecture, en mai dernier, le texte avait été soutenu à l’Assemblée par un nombre similaire de députés (305 voix contre 199). Ce mercredi, l’Assemblée a également adopté, à l’unanimité, un texte beaucoup plus consensuel sur le développement des soins palliatifs.
Les députés ont décidé mercredi de refaire de l’auto-administration de la substance létale la règle, et l’administration par un soignant l’exception, peu avant le vote solennel sur l’ensemble de la proposition de loi. L’Assemblée est revenue sur une disposition adoptée durant l’examen du texte, qui prévoyait le libre choix du mode d’administration pour le patient.
Auto-administration du produit létal sauf si le patient n’est pas physiquement capable de le faire (...)
Une « souffrance psychologique seule ne peut en aucun cas permettre de bénéficier de l’aide à mourir » (...)