Les autorités grecques avaient été critiquées après l’interception par des forces israéliennes d’une flottille humanitaire à destination de Gaza, dans une zone maritime relevant de la responsabilité grecque en matière de recherche et de sauvetage. Depuis, les passagers de la flottille ont été transférés en Crète, mais les critiques ne se taisent pas pour autant.
(...) L’opération militaire israélienne contre la flottille a été dénoncée en Europe, mais l’accueil par la Grèce de ses passagers a également soulevé des protestations, notamment de la part des partis de gauche et dans l’opinion publique. « Avons-nous un gouvernement grec, ou n’êtes-vous que les employés d’Israël et de Netanyahu ? », avait tancé le député de la Nouvelle Gauche Nasos Iliopoulos, s’adressant directement aux membres du gouvernement conservateur de Kyriakos Mitsotakis, rapporte Le Monde. (...)
La polémique ne retombe pas
La Grèce « n’avait pas connaissance du nombre de personnes à bord » de la flottille pour Gaza lors de l’opération israélienne au large de la Grèce la semaine dernière et l’arrestation de deux militants, s’est encore défendu ce vendredi le ministre des Affaires étrangères. (...)
La présidente du petit parti grec Plefsi Eleftherias (gauche), Zoé Konstantopoulou, a dénoncé ce qu’elle qualifie d’implication d’Athènes « dans les crimes internationaux des Israéliens ». Se référant aux deux détenus espagnol et brésilien, elle a assuré qu’ils « avaient subi des tortures ».
Selon la section grecque de la Flottille pour Gaza, un recours a été déposé à la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) pour réclamer « des mesures provisoires contre la Grèce ». Selon la Flottille pour Gaza, la CEDH a demandé « des clarifications » sur cet incident et invité le gouvernement grec à « fournir des explications écrites ». (...)