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Altermidi/Jean-Marie DINH
Financements des demandeurs d’emploi : Formation : un compromis sur fond de baisse budgétaire
#chomage #droits #Etat #RegionsdeFrance
Article mis en ligne le 3 avril 2026
dernière modification le 31 mars 2026

Après avoir dénoncé une baisse drastique des crédits alloués par le gouvernement, Régions de France est parvenue à arracher un compromis pour 2026. Un accord qui atténue le choc budgétaire sans masquer le recul significatif de l’engagement financier de l’État dans la formation des demandeurs d’emploi.

Un nouveau cycle d’investissement couvrant la période 2024-2027 avait été acté en septembre dernier entre le ministre du Travail, Olivier Dussopt, et les représentants des régions. L’État prévoit d’y consacrer 3,9 milliards d’euros, un montant en net recul par rapport aux 15 milliards mobilisés lors du cycle précédent. Le ministre avait justifié cette inflexion par l’amélioration du marché de l’emploi, évoquant la baisse du chômage.

À l’issue des discussions, les régions obtiennent une rallonge de 150 millions d’euros, portant l’enveloppe totale à 527 millions d’euros en autorisations d’engagement et en crédits de paiement. En contrepartie, elles acceptent de consentir une avance de trésorerie de 60 millions d’euros à l’État. Dans un courrier adressé le 13 mars au Premier ministre, elles s’engagent à signer rapidement les conventions financières des pactes, tout en conservant la clé de répartition appliquée en 2025.

Malgré cet ajustement, l’accord entérine une contraction significative des moyens. (...)

en réduisant les moyens consacrés à la formation des demandeurs d’emploi, l’État prend le risque d’alimenter une remontée du chômage, en contradiction avec les objectifs affichés de plein emploi.

Au-delà du compromis trouvé, c’est bien la baisse structurelle des financements publics qui se confirme, laissant aux régions la responsabilité de contenir, tant bien que mal, ses effets sur le terrain.