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Face aux députés, “Complément d’enquête” répond aux attaques de Rachida Dati et aux insinuations de Charles Alloncle
#complementdEnquete #AssembleeNationale #commissiondEnquete
Article mis en ligne le 18 février 2026
dernière modification le 15 février 2026

Devant la commission d’enquête sur l’audiovisuel public, Tristan Waleckx, présentateur de l’émission d’investigation, a démenti les accusations de soudoiement de témoins portées par Rachida Dati. Exposée au parjure, la ministre devra en fournir la preuve.

Faut-il s’habituer, même se résoudre, à voir des journalistes répondre de leur travail face à des politiques ? Ce jeudi 12 février, deux jours après Élise Lucet, c’était au tour du journaliste Tristan Waleckx, à la tête de Complément d’enquête depuis 2021, d’être questionné par les députés de la commission sur l’audiovisuel public. Le patron du magazine d’investigation de France 2 était accompagné pour l’occasion de Séverine Lebrun, rédactrice en chef adjointe de l’émission, d’Emmanuel Gagnier, rédacteur en chef sur France 2, et de Louis Milano-Dupont, journaliste et grand reporter. « Certaines de vos émissions ont suscité débats et polémiques, cette commission va permettre des questions importantes », a tenté de justifier Jérémie Patrier-Leitus, son président (Horizons).

Dans son propos liminaire, Tristan Waleckx s’est dit « très impressionné de [se] retrouver face à la représentation nationale. Pour un journaliste de terrain que je suis, c’est très inhabituel ». (...)

après avoir rappelé que Complément d’enquête n’avait jamais été condamnée sur le fond ni sanctionnée par l’Arcom, il a attiré l’attention des députés présents sur les difficultés rencontrées dans l’exercice d’investigation. (...)

Le 5 février, devant cette même commission, Rachida Dati avait renouvelé ses attaques : sous serment, elle a accusé l’émission de France 2 d’avoir approché l’un de ses proches, via un tiers, afin de monnayer un témoignage à charge dans le cadre du numéro qui lui était consacré. Ces accusations, graves, ont fait réagir le président de la commission, qui a demandé à la ministre de fournir les échanges dont elle disait avoir la preuve. Elle s’y est refusée en expliquant que ce proche ne tenait pas à être cité. (...)

« Est-ce que la ministre a dit vrai ? » « Je démens cela catégoriquement sous serment », a répondu Tristan Waleckx, avant de laisser la parole à Louis Milano-Dupont, l’auteur de l’enquête. « Jamais je n’ai monnayé un témoignage ni même tenté de monnayer un témoignage, cela ne fait évidemment pas partie de nos pratiques. » Le journaliste a même apporté une autre pièce au dossier : « Pour être transparent et parce que je suis sous serment, j’ai reçu un mail il y a quelques jours d’un proche de la ministre, qui a vu l’audition et s’est reconnu dans les propos qui ont été tenus. Il affirme clairement que Complément d’enquête ne lui a jamais proposé d’argent et il m’a autorisé à en faire état ici. » (...)