Le démantèlement de Voice Of America par l’administration Trump est jugé illégal. Un tribunal fédéral a estimé, samedi 7 mars 2026, que l’agence chargée de superviser les médias publics n’avait pas l’autorité d’ordonner une réorganisation d’une telle envergure début 2025. Une première défaite pour l’administration dans ce bras de fer qui dure depuis des mois.
Le juge chargé de cette affaire est sans appel : selon lui, rien ne va dans la décision de l’administration de Donald Trump de démanteler Voice of America. D’après le juge Royce Lamberth, la nomination même de Kari Lake à la tête de l’agence qui supervise les médias publics est « une violation brutale de la Constitution ». (...)
Avant cela, cette radio rassemblait plus de 360 millions d’auditeurs par semaine et émettait en 50 langues. Aujourd’hui, elle fonctionne avec des effectifs réduits et la grande majorité de ses programmes ont été supprimés.
La Maison Blanche a immédiatement réagi pour dénoncer la décision de justice, accusant le juge fédéral d’être « un juge activiste ». Kari Lake, elle, a fait savoir qu’elle ferait appel. De leur côté, les trois journalistes à l’origine de ce procès se sont félicitées de cette première victoire, même si, pour le moment, la bataille juridique se poursuit et la situation des journalistes licenciés reste la même.