Donald Trump réunit, ce samedi 7 mars, douze chefs d’État et de gouvernement latino-américains pour un sommet intitulé le « Bouclier des Amériques ». Un rendez-vous, en Floride, avec les présidents les plus conservateurs de la région. C’est la première réunion de ce type organisée par la Maison Blanche qui veut, selon le discours officiel, « rétablir la prééminence américaine sur l’hémisphère occidental » et qui intervient juste avant le déplacement de Donald Trump à Pékin.
Il faut regarder la liste des absents pour comprendre l’ambition de ce sommet. La plupart des dirigeants progressistes ou classés à gauche ne sont pas là. Claudia Sheinbaum, la présidente du Mexique, Lula le Brésilien ou Gustavo Petro, le chef d’État colombien, ne se sont pas déplacés, indique notre correspondant à Washington, Vincent Souriau.
En majorité, les invités de Donald Trump sont des partisans de la fermeté en matière régalienne, migratoire et de lutte anti-drogue. Et si le président américain les réunit, c’est pour leur faire signer une déclaration : la « charte de Doral », du nom de la ville de Floride où se tient l’événement. Un document censé plaider pour le droit des peuples latino-américains à prendre leur destin en main sans interférence extérieure. Autrement dit, il s’agit de faire cause commune contre la Chine, que l’administration Trump accuse d’ingérence économique sur le continent américain, par le biais de ses « routes de la soie ».
Le timing est loin d’être anodin. Ce sommet a lieu trois semaines avant que Donald Trump ne parte en visite officielle à Pékin. Ce sera le premier déplacement en Chine de son second mandat. (...)