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France24/AFP
Emmanuel Macron "prend acte" de la fin de la "dictature" au Venezuela, la gauche s’indigne
#USA #Trump #Venezuela #Maduro #droitInternational #Macron
Article mis en ligne le 4 janvier 2026

Alors que le président français a estimé samedi que le "peuple vénézuélien" ne pouvait que se "réjouir" de la fin de la "dictature Maduro", après la capture du président vénézuélien par l’armée américaine, la gauche lui reproche d’oublier le droit international et de se comporter en "vassal" des États-Unis.

"Le peuple vénézuélien est aujourd’hui débarrassé de la dictature de Nicolas Maduro et ne peut que s’en réjouir", a écrit sur X le chef de l’État. "En confisquant le pouvoir et en piétinant les libertés fondamentales, Nicolas Maduro a porté une atteinte grave à la dignité de son propre peuple", a-t-il insisté, sans évoquer dans son tweet les attaques américaines qui ont abouti à la capture du président vénézuélien.

L’entourage d’Emmanuel Macron a fait savoir peu après qu’avait été pris "acte de l’opération américaine". "Un dictateur a été déchu. Le droit international doit désormais être respecté", a-t-on fait valoir de même source. (...)

Mais pour Jean-Luc Mélenchon, leader de La France insoumise, "la prise de position de Macron n’est pas la voix de la France. Il nous fait honte. Il abandonne le droit international". "Jour sombre pour notre pays", a-t-il encore écrit sur X, appuyé par son lieutenant Manuel Bompard qui s’est désolé de voir "la France réduite à féliciter les coups de force de Trump".

Même indignation du côté du Parti socialiste. Selon son premier secrétaire Olivier Faure, "la France n’est pas un État vassal des USA et notre président ne peut pas se comporter comme un simple porte-parole de la Maison-Blanche". "M. Macron piétine ce soir toute notre histoire diplomatique. Une honte", a abondé le patron des sénateurs PS Patrick Kanner.

La France "51e état des USA", selon Fabien Roussel (...)

Samedi en fin d’après-midi, plus d’un millier de personnes, agitant pour certaines des drapeaux vénézuéliens, étaient réunies place de la République à Paris pour protester contre l’attaque, à l’appel notamment de LFI et du parti communiste, a constaté un journaliste de l’AFP. Parmi elles, Jean-Luc Mélenchon qui a dit qu’il fallait "sans barguigner, exiger la libération et le retour immédiat de Nicolas Maduro libre au Venezuela".

L’exécutif avait été plus offensif samedi après-midi par la voix du ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot qui a affirmé que l’opération américaine "contrevient" au droit international. "La France rappelle qu’aucune solution politique durable ne saurait être imposée de l’extérieur et que les peuples souverains décident seuls de leur avenir", avait-il encore écrit sur X. (...)

"Ce qui importe à présent est que la parole revienne au plus vite au peuple vénézuélien", appuie encore l’entourage d’Emmanuel Macron, qui précise que ce dernier a échangé samedi avec Donald Trump, le président argentin Javier Milei ou brésilien Lula.
Exercice d’équilibriste

À l’image de l’exécutif, d’autres responsables politiques ont dû s’employer à un exercice d’équilibriste samedi, partagés entre la volonté de dénoncer l’attaque américaine, sans pour autant apparaître comme un soutien de Nicolas Maduro. (...)