Très dépendant du pétrole du Moyen-Orient, le Japon subit de plein fouet les conséquences du blocage du détroit d’Ormuz et appelle, avec d’autres pays, à la mise en place d’un « corridor maritime sûr ».
Les économies asiatiques sont mises à l’épreuve par le blocage prolongé du détroit d’Ormuz, provoqué par la guerre menée par Israël et les États-Unis contre l’Iran. Le Japon est particulièrement exposé : près de 90% de ses importations de pétrole proviennent du Moyen-Orient. Un contexte d’autant plus sensible que la guerre en Iran est extrêmement impopulaire au Japon.
Une situation délicate pour la Première ministre Sanae Takaichi, attendue jeudi 19 mars aux États-Unis pour rencontrer le président Donald Trump. Comme d’autres alliés de Washington, Tokyo n’a pas envoyé de navires pour sécuriser le détroit d’Ormuz, malgré les demandes américaines. La constitution pacifiste du Japon lui interdit en effet l’envoi de troupes dans une zone de guerre. La Première ministre a indiqué explorer les options possibles dans ce cadre, même si toute forme de participation au conflit apparaît difficile.
Face à la hausse des prix, les autorités japonaises ont débloqué leurs réserves nationales et multiplient les mesures pour limiter la flambée du prix de l’essence. La question d’importations de brut en provenance d’Alaska pourrait également être abordée lors de la rencontre entre Sanae Takaichi et Donald Trump.
Cette visite devait initialement précéder un sommet entre Donald Trump et Xi Jinping, prévu le 31 mars mais désormais reporté. (...)
Une croissance menacée (...)
Des marges de manœuvre limitées (...)