Les risques pour la santé de l’alimentation ultra-transformée sont largement documentés. A l’heure actuelle, plus d’une centaine d’études scientifiques associent une consommation élevée d’aliments ultra-transformés à un risque accru de nombreuses maladies chroniques.
Pourtant, ces produits ne font l’objet d’aucun encadrement spécifique. Ils continuent d’être massivement distribués et promus, souvent à l’aide de méthodes qui rappellent celles développées par l’industrie du tabac : ciblage des enfants, marketing agressif, lobbying pour freiner les politiques de santé publique.
Face à ces risques inacceptables, Yuka, foodwatch et France Assos Santé exigent une réponse politique forte et immédiate pour informer et protéger le plus grand nombre.
Dans une pétition commune, les trois organisations invitent les citoyennes et citoyens à l’action en interpellant le Premier ministre ainsi que les ministres de la Santé et de l’Agriculture. Elles demandent un encadrement de la publicité, l’interdiction des stratégies marketing incitatives sur les emballages et la mise en place d’un étiquetage clair en face avant des produits. (...)
Car il y a urgence.
Une synthèse publiée en novembre 2025 dans la revue scientifique The Lancet, confirme le lien préoccupant entre une consommation élevée d’aliments ultra-transformés et un risque accru de nombreuses pathologies telles que l’obésité, le diabète de type 2, l’hypertension, les maladies cardiovasculaires, certaines maladies rénales ou encore certains cancers. D’autres études suggèrent aussi un lien avec des troubles de la santé mentale, comme les symptômes dépressifs ou certains troubles cognitifs.
Particulièrement exposés, les enfants et les adolescents évoluent dans un environnement saturé de stratégies marketing agressives et invasives, et d’une promotion permanente de ces produits, en particulier sur les réseaux sociaux. Dès lors, et contrairement au discours des industriels et du gouvernement, difficile de faire porter au seul consommateur la responsabilité de ses choix alimentaires.
Pour les trois organisations : « Il est temps d’arrêter de faire peser uniquement la responsabilité sur les consommateurs. Dans un environnement alimentaire saturé de produits ultra-transformés, conçus pour être toujours plus attractifs, prétendre que la situation relève du “choix individuel” est un discours à la fois inefficace et inacceptable. La responsabilité est avant tout politique : les pouvoirs publics doivent agir pour encadrer ces produits et protéger la population. » (...)