Bandeau
Marie-Claude Saliceti
Travail de fourmi, effet papillon...
Descriptif du site
RFI
Conférence de Santa Marta : la Colombie lance un appel à sortir de la dépendance au pétrole et au charbon
#energiesfossiles #Charbon #urgenceclimatique #Colombie
Article mis en ligne le 30 avril 2026

En Colombie, la première conférence internationale sur l’avenir des énergies fossiles se clôture ce mercredi 29 avril. Une deuxième édition est déjà annoncée pour 2027, portée cette fois par l’État des Tuvalu, dans le Pacifique. Mardi, le président Gustavo Petro est intervenu après la première assemblée plénière, rappelant l’urgence d’accélérer la transition énergétique dans un monde traversé par les crises.

C’est au bord de la mer des Caraïbes, avec des navires de charbon au large, que la Colombie accueille ces mardi 28 et mercredi 29 avril plus de 50 pays volontaires pour une première conférence sur la sortie des énergies fossiles, en réponse à l’échec récent des COP sur le sujet.

Dans un discours bref et direct, Gustavo Petro est revenu sur le contexte mondial de la crise et ses conséquences. « On nous pousse vers la possibilité de guerres généralisées, vers une extinction de l’humanité, une rupture du système général du droit international ; c’est ce qu’on appelle la barbarie. Et la barbarie est l’artisan des fascismes, elle en est leur mode de fonctionnement. Mais nous voulons être un exemple », déclare le président colombien.

La Colombie veut « être un exemple »

Le pays sud-américain est loin d’être l’élève parfait, note notre correspondante à Santa Marta, Najet Benrabaa. Son économie reste largement dépendante de l’exploitation du pétrole et du charbon, et c’est précisément ce que cherche à changer l’Initiative du Traité sur la non-prolifération des combustibles fossiles. (...)

Dans les COP, la règle du consensus a empêché depuis deux ans toute avancée contre le pétrole, le gaz et le charbon, dont la combustion depuis le XIXe siècle est la cause principale du réchauffement de la planète.

La hausse des cours du pétrole depuis mars, et donc de l’essence et du kérosène, a donné une seconde raison d’être à la réunion, dans la ville portuaire de Santa Marta. Des pays européens mais aussi le Nigeria, le Canada, l’Angola et le Brésil y seront représentés. Les plus grands émetteurs de gaz à effet de serre – États-Unis, Chine, Inde – et les pays du Golfe sont, eux, absents.

« La transition au-delà des énergies fossiles » (...)

Depuis sa création il y a deux ans, le traité a déjà été signé par 18 pays, dont le Pakistan, le Cambodge et la Colombie.