Le gouvernement allemand veut supprimer une série de restrictions qui retardent l’accès à l’emploi pour de nombreux migrants. Dans le cadre de ce plan, les demandeurs d’asile seraient automatiquement autorisés à travailler après trois mois passés en Allemagne.
(...) Actuellement, un demandeur d’asile a besoin d’obtenir une autorisation des autorités s’il souhaite commencer à travailler au bout de trois mois de présence en Allemagne. Par ailleurs, les personnes vivant dans un centre d’accueil n’ont, dans la grande majorité des cas, pas le droit d’occuper un emploi. Le nouveau plan vise à supprimer ces restrictions. (...)
La suppression des barrières d’accès à l’emploi fait partie de l’accord de coalition signé entre les conservateurs et les sociaux-démocrates du SPD, qui forment ensemble le gouvernement actuel.
Travailler n’accélère pas le traitement d’une demande d’asile (...)
Les personnes exclues des nouvelles règles
Le porte-parole du ministre a toutefois averti que les personnes dont la demande d’asile a déjà été rejetée, celles qui refusent de coopérer avec les autorités, tentent de dissimuler leur identité ou mentent sur les raisons qui les ont poussées à fuir leur pays d’origine, seront exclues des nouvelles règles d’accès à l’emploi. (...)
Des communes ont pris les devants
Les projets du ministre de l’Intérieur ne sont pas une idée entièrement nouvelle. Au niveau local, dans la commune de Saale-Orla située dans l’État fédéré de Thuringe, par exemple, les dirigeants conservateurs s’emploient déjà à intégrer les demandeurs d’asile au plus vite au marché du travail.
En mars 2024, Christian Herrgott, secrétaire général de la CDU en Thuringe, avait estimé qu’il était important de rendre le travail obligatoire tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des centres d’hébergement. (...)