L’Education nationale a admis une "défaillance institutionnelle" après le suicide dans le Cantal d’une directrice d’école harcelée pour son homosexualité, mais sa veuve a regretté vendredi que les responsables ne soient pas "reconnus".
L’enquête administrative diligentée après le suicide de Caroline Grandjean le 1er septembre dernier, jour de la rentrée, a conclu à une "défaillance institutionnelle dans le soutien" qui lui a été apporté, a indiqué vendredi le ministère de l’Education.
"Ce constat repose en partie sur le sentiment éprouvé par l’enseignante que l’institution n’a pas toujours fait bloc avec elle face aux conflits avec certains parents", souligne-t-il. Il rapporte que l’enquête a pointé "des décisions administratives vécues comme des injustices, par exemple s’agissant du refus d’attribuer une bonification de points liée à son handicap (RQTH) pour sa mobilité".
Selon lui, "bien que cette bonification n’était pas mathématiquement nécessaire pour obtenir sa mutation, ce refus, fondé sur une lecture stricte des règlements, a privé Mme Grandjean d’une forme de reconnaissance et de soutien institutionnel dont elle avait besoin". (...)
"Bien sûr qu’il y a des responsables, mais on ne lâche rien, mon avocat fera le reste au pénal pour qu’ils soient reconnus et qu’il y ait un procès", assure la veuve de Caroline Grandjean. (...)