Après avoir ignoré une convocation de la France, l’ambassadeur des Etats-Unis à Paris a eu un geste d’apaisement mardi en appelant le chef de la diplomatie française, et en se disant disposé « à ne pas interférer » dans le débat public national, comme cela lui était reproché.
L’ambassadeur des États-Unis à Paris, Charles Kushner, a eu un appel « franc et amical » avec le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, a indiqué mardi 24 février l’ambassade américaine, apaisant une dispute diplomatique autour du meurtre de Quentin Deranque, militant d’extrême droite tué à Lyon. (...)
Après avoir ignoré une convocation de la France, l’ambassadeur des États-Unis à Paris a eu un geste d’apaisement mardi en appelant le chef de la diplomatie française, et en se disant disposé « à ne pas interférer » dans le débat public national, comme cela lui était reproché, selon l’entourage du chef de la diplomatie française à l’AFP (...)
Le ministère français des Affaires étrangères avait décidé lundi soir de hausser le ton, révoquant l’accès direct au gouvernement français de l’ambassadeur américain.
Charles Kushner, qui n’est pas un diplomate de carrière et dont le fils Jared est le gendre du président américain Donald Trump et son proche conseiller, avait été convoqué au Quai en raison de la republication par l’ambassade américaine d’une réaction de l’administration Trump au décès à 23 ans du militant d’extrême droite Quentin Deranque, battu à mort en marge d’une manifestation contre la venue à Sciences Po Lyon de la députée de La France insoumise (LFI) Rima Hassan.
L’ambassade avait relayé un message évoquant des informations qui « devraient tous nous préoccuper ». Mardi matin, Jean-Noël Barrot, interrogé sur France Info, avait alors estimé qu’une explication s’imposait de la part de Charles Kushner, qui s’était fait représenter à la convocation par un responsable de l’ambassade, invoquant des engagements personnels.
En fonction depuis l’été dernier, il avait déjà été convoqué fin août après des critiques jugées inacceptables par Paris sur « l’absence d’action suffisante » d’Emmanuel Macron contre l’antisémitisme. Il s’était déjà fait représenter, faute cette fois d’être physiquement à Paris.