Bandeau
mcInform@ctions
Travail de fourmi, effet papillon...
Descriptif du site
France24/AFP/AP
À Hong Kong, Jimmy Lai condamné à 20 ans de prison pour sédition et collusion avec l’étranger
#HongKong #Chine #libertedelapresse
Article mis en ligne le 9 février 2026

Le magnat de la presse et activiste pro-démocratie Jimmy Lai a été condamné lundi par un tribunal de Hong Kong à une peine de 20 ans de prison pour complot de sédition et collusion avec des puissances étrangères. Pour Human Rights Watch, cela équivaut à un "arrêt de mort".

Les pressions du Royaume-Uni, des États-Unis et des défenseurs des droits en faveur de la libération de Jimmy Lai auront été vaines. Reconnu coupable de sédition et de collusion avec l’étranger, le magnat de la presse prodémocratie Jimmy Lai connaît désormais sa peine. Un tribunal de Hong Kong l’a condamné, lundi 9 février, à 20 ans de prison. (...)

Le conseil taïwanais des Affaires continentales, soit le ministère chargé des relations avec la Chine, s’est également indigné. La Chine et Hong Kong "ont inclus l’influence des médias et les connexions internationales dans le champ de la sécurité nationale, dans le but à créer l’effroi à travers les secteurs et les frontières", indique un communiqué. (...)

Lire aussi :

 (Amnesty International)
Hong Kong. La déclaration de culpabilité de Jimmy Lai sonne le glas de la liberté de la presse[->https://www.amnesty.fr/communiques/hong-kong-la-declaration-de-culpabilite-de-jimmy-lai-sonne-le-glas-de-la-liberte-de-la-presse/

Réagissant à la déclaration de culpabilité de Jimmy Lai, fondateur d’un journal, prononcée le 15 décembre 2025 pour des accusations liées à la sécurité nationale, Sarah Brooks, directrice du programme Chine d’Amnesty International, a déclaré :

« Si la décision rendue aujourd’hui était prévisible, elle n’en est pas moins consternante : la déclaration de culpabilité de Jimmy Lai semble sonner le glas de la liberté de la presse à Hong Kong, où le travail indispensable de journalisme a été requalifié d’infraction.

« Jimmy Lai a été emprisonné simplement parce que lui et son journal Apple Daily ont critiqué le gouvernement. Les activités pour lesquelles il a été déclaré coupable n’auraient jamais été considérées comme des infractions avant la promulgation de la Loi sur la sécurité nationale de 2020.

« Mais cette décision montre que les lois relatives à la “sécurité nationale” de Hong Kong ne sont pas là pour protéger la population, mais pour la museler. Elle doit également servir d’avertissement à toutes les personnes menant des activités commerciales à Hong Kong : les opportunités commerciales dans la ville s’accompagnent de graves risques juridiques.

« Cette décision ne concerne pas seulement un homme, il s’agit de la dernière avancée en date de la répression systématique de la liberté d’expression à Hong Kong : prendre pour cible non seulement les manifestations et les partis politiques, mais également l’idée même que les citoyen·ne·s peuvent et doivent demander des comptes aux personnes au pouvoir.

« Jimmy Lai est un prisonnier d’opinion, emprisonné uniquement pour avoir exercé pacifiquement son droit à la liberté d’expression. Il doit donc être libéré immédiatement et sans condition. La loi qui a été utilisée pour le prendre pour cible, comme tant d’autres, doit être internationalement condamnée et reconnue pour ce qu’elle est : une couverture permettant aux autorités de Pékin et de Hong Kong de poursuivre leur répression. »

Complément d’information (...)