Aujourd’hui, face à la pandémie et au manque de structures d’accueil pour répondre à cette urgence, l’Hôpital d’Instruction des Armées Robert Picqué offre l’opportunité d’une réponse opérationnelle rapide et efficace. Il est en effet l’un des rares établissements disposant encore une structure « pavillonnaire », davantage à même de prendre en charge dans de bonnes conditions des patient·e·s infecté·e·s que les autres hôpitaux du territoire. La conception historique des hôpitaux pavillonnaires a pour but de limiter la contagion entre les personnes hospitalisées et aussi entre les soignant·e·s. Le passage à « l’air libre » est l’un des meilleurs moyens de lutter contre la transmission des infections. De part cette configuration, l’HIA Robert Picqué pourrait donc offrir une alternative complémentaire au CHU Pellegrin, où tous les services sont concentrés et qui n’offre pas un accès facile aux patient·e·s à acheminer en urgence depuis nos territoires extra-métropolitains.
Par les compétences qui y sont développées, cet hôpital est un des principaux sites intégrant des « vrais » lits de réanimation avec du personnel compétent. L’importance de son foncier permet l’installation d’un hôpital de campagne complémentaire et/ou de containers de réanimation.
Compte tenu de l’urgence de santé publique et de l’impérieuse nécessité de renforcer les missions et moyens confiés aux services hospitaliers, nous demandons solennellement de conforter dans les plus brefs délais l’Hôpital d’Instruction des Armées Robert Picqué sur son site et de renforcer ses activités.
L’Hôpital d’Instruction des Armées, l’HIA Robert Picqué, situé à Villenave d’Ornon et limitrophe de Talence, est reconnu pour la compétence de son personnel et la qualité des soins. Il dispose d’une situation privilégiée, permettant de desservir toute la zone sud de la métropole bordelaise.
L’hôpital accueille 80% de civils et traite actuellement 28000 urgences par an, pour 242 lits d’hospitalisation et 800 personnels médicaux civils et militaires sur 25 hectares de foncier.
En 2001, l’hôpital Robert Picqué a fait l’objet d’importantes rénovations concernant 7 blocs chirurgicaux, les laboratoires d’analyses, la stérilisation, le service des urgences et des locaux techniques, pour un montant total de 30 millions d’euros. (...)