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Une barrière de glace de 1.200 kilomètres carrés s’est effondrée le 15 mars dernier en Antarctique de l’Est, au tout début d’une vague de chaleur exceptionnelle sur le continent.
Article mis en ligne le 30 mars 2022

En Antarctique, un bloc de glace grand comme les villes de Los Angeles ou Rome s’est détaché lors d’une journée marquée par des températures anormalement élevées. Il s’agit de l’un des plus importants effondrements de barrière de glace depuis 20 ans.

Entre le 15 et le 20 mars dernier, l’Antarctique a en effet connu des températures supérieures de 30 à 40 °C aux moyennes de saison. Sur certaines zones situées en montagne, des records absolus de chaleur ont été enregistrés : le 18 mars dernier, la station de Concordia, située à 3.234 mètres d’altitude, a enregistré -12,2 °C, soit près de 40 °C au-dessus des moyennes saisonnières. Il s’agit de la température la plus élevée enregistrée là-bas, tous mois confondus. Certaines zones côtières ont connu des températures positives alors qu’à cette époque, les températures sont censées chuter, puisque le pôle Sud entre dans l’automne.

(...) L’effondrement d’un bloc aussi gigantesque aura-t-il des conséquences ? Pas d’effet notable, pour le moment, mais les barrières de glace aident à stabiliser la calotte glaciaire. « Il s’agit de masses flottantes d’eau gelée qui prolongent les glaciers assis sur le continent. La disparition d’une plateforme n’élève pas directement le niveau de la mer puisqu’elle flotte déjà sur l’océan mais elle le fait de manière secondaire en provoquant l’accélération de l’écoulement des glaciers en amont. Le rôle de ces contreforts est donc primordial pour stabiliser la calotte glaciaire de l’Antarctique qui, elle, repose sur la terre ferme », précise Global Climat. (...)

Précisons que l’étendue de la glace en Antarctique au cours du mois de février est la plus basse jamais enregistrée, avec 29,6 % en dessous de la moyenne. (...)