Des milliers de feux ravagent en permanence notre planète. Des incendies qui n’épargnent aucun pays, riche ou pauvre, et qui sont souvent dus à des pratiques délétères.
Contrairement à ce que l’on pourrait penser, la plupart de ces impressionnants incendies sont volontaires. En Afrique, qui apparaît clairement en rouge sur la carte, les fermiers les allument délibérément pour se débarrasser de la végétation afin de dégager le terrain pour de nouvelles cultures ou des pâturages. Hélas, si les incendies favorisent en effet la fertilisation du sol, ils dégradent gravement la qualité de l’air.
Au Brésil, des milliers d’hectares de forêt amazonienne partent ainsi chaque année en fumée pour laisser place à l’élevage de bovins et à l’extraction minière. Des incendies qui tournent souvent au désastre par manque de contrôle et qui sont responsables d’un tiers de 4,5 millions d’hectares de forêt amazonienne partis en fumée en 2017 au Brésil, d’après le Global Forest Watch. Cette pratique s’additionne à celle des feux de décharge, dans un pays où la gestion de déchets est défaillante.
Sécheresse, chaleur, mauvaise gestion des forêts, étalement urbain : le cocktail explosif
Dans les autres régions du globe, les zones en rouge sont principalement dues aux incendies de forêt. Le Chili, qui connaît depuis plusieurs années une sécheresse persistante et des températures élevées est particulièrement touché. Les incendies sont aggravés par le fait que de nombreuses espèces natives ont été remplacées par des eucalyptus et des pins pour la production de bois et de papier. (...)
Depuis une dizaine d’années, les satellites de l’ESA surveillent en continu les incendies dévastant la surface de la Terre. Ces données servent à établir des cartes mondiales des incendies et les utilisateurs peuvent désormais y accéder en ligne - pratiquement en temps réel - par l’intermédiaire de l’Atlas Mondial des Incendies ATSR de l’ESA.
Il s’agit du premier atlas mondial répertoriant les événements sur plusieurs années. (..)