
la multinationale est soupçonnée d’avoir soudoyé un homme politique jamaïcain pour obtenir une extension de contrat concernant du pétrole nigérian… On voit bien qu’en la matière, le ministère public néerlandais poursuit l’entreprise sans avoir a priori de problème de compétence !
Pour Greenpeace, corrompre un homme politique est bien sûr hautement répréhensible et mérite une procédure pénale. Mais le fait d’avoir, probablement de façon délibérée, déversé des déchets toxiques, mettant en danger la santé des habitants d’Abidjan et méprisant leur droit à vivre dans un environnement sain, mérite le même traitement ! Greenpeace a donc lancé hier une procédure de recours au Pays-Bas. La Cour d’appel de La Haye doit décider d’ici deux mois si des poursuites seront finalement être engagées ou non.
Déchets toxiques d’Abidjan : la justice doit aller jusqu’au bout
Greenpeace a demandé Trafigura s’expliquer sur tous ces éléments. La multinationale refuse pour l’instant de répondre(...)
Il y a maintenant de nombreux éléments qui prouvent la culpabilité de Trafigura dans le déversement de déchets toxiques en Côte d’Ivoire de 2006. En particulier des échanges de courriels internes, qui montrent que le management de Trafigura connaissait parfaitement la dangerosité des déchets et a fait le choix de les envoyer en Afrique pour s’en débarrasser à moindre frais.
Le ministère public néerlandais a également eu accès à certains témoignages choquants concernant la probable intimidation et la corruption possible de témoins importants, comme les pilotes ivoiriens qui ont transporté les déchets en 2006.